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La prise en main par l'Etat du projet Alzette-Belval2015 est-elle une bonne nouvelle?
 
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Le développement durable : une vitrine ?
Samedi, 14 Juillet 2012 10:02

 


Le développement durable : une vitrine ?

Samedi, 14 juillet 2012

Le 13 juillet 2012, pour la cérémonie d'inauguration des travaux de la liaison Belval - A30 (projet qui pourtant ne prévoit pas de raccord à l'A30), une énorme pelle mécanique a été acheminée sur les lieux pour impressionner le badaud. La consommation d'énergie fossile associée au fonctionnement et au déplacement d'un tel engin (il nécessite l'utilisation d'un poids lourd pour chaque déplacement comme le montrent les photos ci-dessous) devrait conduire nos chères têtes pensantes à l'utiliser avec plus de discernement...

 


10h20 : Arrivée de la pelle mécanique sur le lieu de l'inauguration

 


11h20 : Départ de l'engin de chantier après la cérémonie

 

Sans parler de toutes les contraintes annexes qu'un tel déplacement impose : diminution de la fluidité du trafic routier le long du parcours, privation des services de l'engin sur le chantier duquel il a été "emprunté", besoin d'une séance de "nettoyage" spéciale pour se montrer "présentable", monopolisation d'ouvriers spécialisés, etc.

Que pensez de cette mise en scène surtout lorsque l'on regarde certaines photos de l'événement où l'engin n'apparaît même pas, comme ici sur www.lessentiel.lu :

 

 

 

Au regard de cette gestion calamiteuse des moyens de la région, comment accorder du crédit aux représentants des conseils généraux et régionaux ainsi qu'aux élus locaux lorsqu'ils parlent de développement durable et de préservation de nos ressources ?

 

 
Rassemblement inter-associatif du 13 juillet 2012
Vendredi, 13 Juillet 2012 11:33


Rassemblement inter-associatif
vendredi, 13 juillet 2012

COMMUNIQUE DE PRESSE

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Liaison routière Belval vers l’A30 : le projet anti-développement durable

En cette période de crise financière, d'aggravation des pollutions et de forte dégradation de la biodiversité, les travaux du projet tout-routier de liaison Belval vers l’autoroute A30 sont pourtant lancés officiellement vendredi 13 juillet 2012 par les pouvoirs publics sur la plate-forme basse de Micheville, et ce en l'absence de véritables débats publics et démocratiques.

À cette occasion, l’association luxembourgeoise Mouvement écologique, la CGT cheminots, la fédération régionale Mirabel LNE et les associations lorraines Agirr Fnaut Lorraine et Empreinte positive ont réaffirmé énergiquement leur opposition au tracé imaginé pour ce véritable FAUX contournement d’Audun-le-Tiche.

Les raisons de la mobilisation sont multiples : 

- Un projet à contre-courant !

La création de la route nécessiterait la destruction du tronçon terminal de la liaison ferroviaire Fontoy/Audun-le-Tiche : l’ancienne voie ferrée serait condamnée alors qu’elle pourrait être remise en service au trafic voyageur. En favorisant la route par rapport au rail, les pouvoirs publics français, totalement à contre-courant des réflexions modernes issues du développement durable, risquent de réaliser un projet passéiste, et tourneraient le dos à une solution alternative intermodale. 

- La future liaison routière = un égout à voitures et à poids lourds au cœur de l’agglomération ?

Les frontaliers et riverains en ont assez des bouchons : ils attendent que la collectivité règle d’urgence leurs problèmes de mobilité et de sécurité dans le centre-ville. Malgré cela, le tracé prévu par les pouvoirs publics français ne pourrait pas délester la traversée d’Audun-le-Tiche puisque la 2 x 2 voies passerait au cœur de la ville. Actuellement, les plus gros poids lourds n’ont pas la possibilité de passer dans Audun-le-Tiche à cause du pont-rail au niveau de la frontière, qui impose une contrainte de hauteur. La nouvelle infrastructure supprimerait cette contrainte, et permettrait aux grands camions venus de Belgique de rejoindre la France par le Luxembourg, tout en évitant Zoufftgen. La route a en réalité été pensée par les élus locaux pour permettre de conquérir de l’espace foncier sur la friche de Micheville dans un but de développement économique hypothétique conditionné par la dépollution des terrains aux grands frais du contribuable. Ce développement urbain pourrait générer plus de trafic, de pollutions, et le tracé choisi pour la route représenterait un « égout » à voitures et à poids lourds au cœur de l’agglomération nécessitant ainsi la pose de murs acoustiques pour limiter l’impact sur la population ! Pourtant, un vrai contournement d’Audun-le-Tiche aurait permis d’améliorer la qualité de vie, la sécurité et la qualité de l’air des Audunois et des frontaliers.  

- Une route destructrice de la nature

Le projet routier impacterait plus de 70 espèces végétales et animales protégées ou à haute valeur patrimoniale ainsi que leurs habitats sur Micheville. Les mesures compensatoires représenteraient 21 % du coût total de l’infrastructure. Cette part du budget consacrée à la nature confirme que les enjeux environnementaux sont considérables sur Micheville, friche industrielle naturellement recolonisée depuis 25 ans. Pourtant, ce montant n’est pas suffisant pour éviter que la future infrastructure routière ne rompe irrémédiablement un corridor écologique transfrontalier exceptionnel : l’association luxembourgeoise Mouvement écologique estime que la présence de Monsieur Wiseler, Ministre du Développement durable au Grand-Duché de Luxembourg à l’occasion du lancement officiel des travaux en France est un affront vis-à-vis des défenseurs de la nature puisque le projet de liaison du côté français aurait des répercussions potentiellement graves et non évaluées à ce jour sur les sites Natura 2000 du côté luxembourgeois. Rappelons que l’étude d’incidence du projet sur ces zones protégées luxembourgeoises proches de Micheville n’a pas été réalisée par les pouvoirs publics français contrairement à la législation en vigueur. Une plainte auprès de la Commission européenne de Bruxelles a été déposée par les ONG environnementales luxembourgeoises et françaises pour non respect de la législation de la Directive Faune/Flore.


Nous adressons un appel urgent :

Nous estimons que la création d'un espace protégé sur Micheville serait justifiée au regard de cette richesse naturelle en péril, apportant une meilleure qualité de vie aux habitants actuels et futurs de l’agglomération. Cette infrastructure routière, considérée a priori comme élément structurant de l’opération d’aménagement en cours, rend très improbable la gestion intégrée de la biodiversité et son maintien sur cette zone. L’opération d’intérêt national - OIN Alzette-Belval - fait notamment craindre des pressions foncières fortes qui pourraient contribuer à une artificialisation irrémédiable du territoire, à une destruction supplémentaire des continuités écologiques et à l'érosion de la biodiversité. L’État français a pourtant l’ambition de montrer l’exemple en termes de protection de la biodiversité : avec la réalisation de ce projet routier, il passe à côté d’une occasion de joindre la parole aux actes. La richesse biologique de Micheville et la valeur du corridor écologique transfrontalier ont conduit les scientifiques lorrains du Conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN) à demander au préfet que le site soit classé en zone Natura 2000. Le préfet tiendra-t-il compte de cet avis ?

La législation européenne doit être respectée et une étude d’incidence Natura 2000 doit être réalisée (reprenant les effets sur la faune et la flore au niveau des sites protégés du Luxembourg). La violation de la législation européenne étant évidente, le projet de construction de route du côté français risquerait d’être retardé durant des années. Cette situation, qui ne peut pas être ni dans l’intérêt des autorités françaises ni luxembourgeoises, est une raison de plus pour lancer un appel aux autorités politiques, afin d’intégrer les réflexions du présent appel et de développer un projet routier et de transport public, répondant aux attentes des localités touchées par la circulation et tenant compte de la protection de l’environnement humain et naturel.

Ce projet d’un autre âge doit être abandonné au profit de solutions alternatives à étudier afin que l’amélioration de la mobilité transfrontalière se fasse dans le respect des enjeux environnementaux incontournables.


NON à la destruction de la voie ferrée Fontoy-Audun

OUI aux solutions intermodales alternatives

OUI à une mobilité durable pour les frontaliers

NON à une 2 x 2 voies au cœur de l’agglomération

OUI à un autre tracé respectueux de l’environnement

OUI à un vrai contournement d’Audun-le-Tiche

NON à la destruction de la biodiversité sur Micheville

NON à la dégradation des zones protégées de nos amis luxembourgeois, l'Europe doit réagir

OUI à une réserve naturelle transfrontalière sur Micheville étendue aux zones Natura 2000 luxembourgeoises

OUI à la préservation de la biodiversité pour le cadre de vie des frontaliers et des générations futures

Le développement soutenable, c’est pour quand ?


Téléchargez le communiqué au format PDF en cliquant ici

 

 


 

Ligne THT Moulaine-Belval : Arrêt scandaleux dans l’affaire Sotel

Communiqué de presse de Greenpeace Luxembourg du 18 juin 2012

"La Cour administrative luxembourgeoise vient de rendre un arrêt scandaleux dans l’affaire de la construction de la ligne haute tension de la société Sotel en réformant le jugement du Tribunal administratif et en annulant la décision du bourgmestre de la commune de Sanem par laquelle celui-ci a refusé l’autorisation des travaux projetés par Sotel. Pour Greenpeace c’est clairement un jugement politique.

Par décision du 8 octobre 2010, le bourgmestre de la commune de Sanem avait refusé d’octroyer une autorisation de construction à Sotel, parce que le projet n’est pas en accord avec le Plan d’Aménagement Général (PAG) de la commune. Plusieurs habitants de Belvaux (L) et de Rédange (F) qui sont directement concernés par le projet de la ligne haute tension,  puisque celle-ci est censée passer à quelques mètres de leur habitation, avaient  introduit une requête en intervention volontaire pour faire valoir leurs intérêts dans cette affaire et pour intervenir directement dans le cadre de l’instance relative au recours introduit par Sotel. Les habitants concernés habitent tous à une distance entre 5 et 20 mètres du tracé du projet de la ligne haute tension. L’article 4.16 du PAG de la commune de Sanem prescrit  « (…) qu’une distance d’au moins 50 mètres sera à observer entre le centre du tracé des lignes hautes tension de plus de 100 kV et les habitations ».  Le PAG ne fait pas de différence entre lignes aériennes et lignes souterraines – point contesté par Sotel. En première instance, le Tribunal administratif a déclaré la mise en intervention des habitants de Belvaux et de Rédange recevable, a déclaré le recours de Sotel au fond non-justifié et a débouté Sotel sur tous les points évoqués dans leur recours.

Dans leur arrêt du 7 juin 2012, les juges de la Cour administrative sont d’avis que ce texte est susceptible de plusieurs interprétations et qu’il appartient au juge de l’interpréter. Les juges ont eu la sagesse et la clairvoyance de déceler les intentions les plus secrètes des élus, intentions que même ceux-ci ignoraient jusqu'alors. Les juges décident « qu’il  se dégage du contexte de la genèse de l’article 4.16 du PAG que les autorités communales avaient à l’esprit les seules lignes électriques aériennes ». Dans leur refus les autorités communales ont toujours précisé qu’ils appliquaient le principe de précaution et que la distance imposée serait valable pour des lignes aériennes et souterraines pour éviter des risques sanitaires.

« Cet exemple de l’arrêt montre clairement que la Cour protège les intérêts des multinationales et du gouvernement et non ceux des citoyens », a déclaré Roger Spautz de Greenpeace Luxembourg. « Les juges ont essayé avec tous les moyens possibles de faire réaliser la connexion du réseau luxembourgeois avec le réseau français pour importer de l’électricité nucléaire.»

La Cour administrative considère que dans le cas de la ligne haute tension il s’agit d’une construction ! Le PAG de la commune prévoit que toute construction est interdite dans une zone d’intérêt paysager. Ce point important – le fait que le tracé de la ligne devra traverser une zone paysagère - n’a pas du tout été analysé par la Cour administrative.

Les habitants concernés de Belvaux et Rédange sont choqués par cet arrêt. L’étude d’impact du projet de Sotel – critiquée sévèrement par Greenpeace – reconnaissait que l’impact au niveau des ondes électromagnétiques est presque le même pour les lignes haute tension aériennes et souterraines. Cette étude d’impact  ne pouvait pas exclure un effet nocif sur la santé des habitants concernés : c'est pourquoi l'étude recommandait de faire des mesures après la mise en service de la ligne haute tension.

Avec cet arrêt la Cour administrative a renvoyé la balle aux responsables communaux qui doivent décider s’ils ont été élus pour protéger leurs citoyens ou les intérêts des multinationales qui favorisent le développement de l’énergie nucléaire."

Pour toute information supplémentaire : Greenpeace Luxembourg, Roger Spautz - tel : +352 54625227 ou + 352 621233361

 

 

 


 

Opération "Chasse aux déchets dans la nature" du dimanche 13 mai 2012

Mardi, 15 mai 2012

Dimanche 13 mai, c’était le jour J pour le groupe facebook « Lutter contre les déchets dans la nature avec Empreinte positive » : l’heure du rassemblement avait sonné pour nettoyer le chemin de l’ancienne voie ferrée située entre Rédange et Russange.

En 4 heures, une bonne quinzaine de nettoyeurs volontaires, adultes et enfants, équipés de gants et de sacs-poubelle ont ramassé méthodiquement une quantité incalculable de déchets ménagers, déchets issus du bâtiment et encombrants évacués dans la nature…

Parmi les immondices en tout genre, les bénévoles ont fait une amère trouvaille : 4 chatons non sevrés avaient été honteusement abandonnés par des individus aux abjects principes. Notre opération de nettoyage ayant été annoncée auprès d’un grand nombre de personnes, les petits chats auraient-ils été laissés là intentionnellement pour que nous les trouvions ? Malheureusement, ils n’ont pas survécu bien longtemps, ils se sont éteints entre les mains bienveillantes des bénévoles au bout de quelques heures malgré de bons soins.

Après toutes ces émotions, la petite équipe a terminé la corvée de nettoyage par un sympathique goûter bio.

Mais quelle désolation le lendemain de l’opération ! Alors que les services municipaux avaient enlevé, le matin même, les déchets ramassés par les bénévoles, des sacs de laine de roche ont été déposés à l’entrée du chemin…  D’après un conseiller municipal rédangeois, les gravats auraient été déposés entre 17 heures 30 et 18 heures, un véhicule immatriculé au Luxembourg a été aperçu. Des témoignages ?


120513_nettoyage

 

 


 

Ligne très haute tension : les Rédangeois, pas assez "au courant" revendiquent une étude d’impact sanitaire

Samedi, 21 avril 2012

Samedi 21 avril, des riverains rédangeois soutenus par les associations Greenpeace Luxembourg et Empreinte Positive ont lancé devant la presse une pétition revendiquant que, selon les termes de la Convention sur l’évaluation de l’impact sur l’environnement dans un contexte transfrontière (Convention d’Espoo), une étude d’impact sanitaire et environnemental indépendante ainsi qu’une enquête publique soient réalisées préalablement à l'installation de la ligne haute tension de la société Sotel. Cette ligne THT devrait connecter le réseau français au réseau luxembourgeois pour importer de l’électricité nucléaire, afin d'alimenter les aciéries électriques d’ArcelorMittal et éventuellement le réseau public luxembourgeois de Creos. Le projet de Sotel prévoit que cette ligne de 2 x 225 kV passe à moins de 30 mètres d’habitations à Rédange (France) et à Belvaux (Luxembourg).

Lancement de la pétition dans le jardin d'un habitant de Rédange concerné par l'impact sanitaire de la ligne THT


Les riverains signataires et les associations sont d’avis que :

- l’information du public pour ce projet et la prise en considération de son avis ont été totalement défaillantes en ce qui concerne les habitants de la commune de Rédange

- la partie luxembourgeoise du tracé qui longe la frontière franco-luxembourgeoise sur plusieurs kilomètres n’a pas été soumise à concertation des pouvoirs publics mosellans

- l’absence de transparence du porteur de projet luxembourgeois vis-à-vis des autorités et du public français nuit gravement au principe d’intérêt public

- l’exposition des riverains frontaliers rédangeois n’a pas fait l’objet d’études sanitaires

La pétition sera soumise pour signature aux habitants de Rédange et remise aux autorités françaises et luxembourgeoises.

Actuellement, le projet de construction de la ligne haute tension est toujours bloqué, à la suite du refus du bourgmestre de la commune de Sanem d’accorder une autorisation de construction. Le plan d’aménagement général de la commune de Sanem prévoit, pour des raisons sanitaires en application du principe de précaution, que des lignes haute tension de plus de 100 kV doivent être éloignées d’au moins 50 mètres des habitations.

Pour rappel, Sotel avait introduit un recours contre la décision du bourgmestre, mais ce recours a été rejeté par le tribunal administratif luxembourgeois en novembre 2011. Plusieurs habitants de la commune de Belvaux et une habitante de Rédange, directement concernés par le projet de la ligne haute tension avaient introduit une requête en intervention volontaire auprès du tribunal administratif pour faire valoir leurs droits dans cette affaire et pour intervenir directement dans le cadre de l’instance relative au recours introduit par Sotel. Cette requête a été jugée recevable. Les habitants concernés habitent tous à une distance comprise entre 5 et 20 mètres du tracé de la ligne haute tension actuellement en projet. Fin décembre 2011 Sotel a introduit un appel auprès de la Cour administrative contre le jugement en première instance.


Vous pouvez télécharger cette pétition :

Signez et faites signer !

 

Merci de la retourner au siège social

d'Empreinte Positive avant le 20 mai 2012

 

Les amphibiens font les frais de l'immobilisme des pouvoirs publics

Vendredi, 16 Mars 2012 11:27
 

Depuis près de trois ans, l'association se bat pour faire respecter la biodiversité exceptionnelle du corridor écologique situé sur Micheville. Malheureusement, et malgré quelques promesses, la situation ne cesse de se détériorer...

Ainsi, depuis le début de la période de reproduction/migration des amphibiens 2012, nous avons observé de nombreux passages de motos et de quads dans la mare située sous le front de taille de l’ancienne carrière de Micheville. Nous avons pu constater la destruction de tritons palmés par écrasement (dont une femelle remplie d'œufs).

Tritons palmés morts vraisemblablement à la suite du passage répété d'engins motorisés

dans cette zone humide exceptionnelle située sur Micheville

 

De plus, le 15 mars 2012, des membres d'Empreinte Positive ont constaté une éventuelle pollution de la mare : des tritons ont été retrouvés morts et ne présentent aucunes marques d'écrasement, ce qui laisse supposer que cette destruction résulterait d'une possible pollution du milieu. Cette mare est l’unique site de reproduction connu du Triton crêté (35 individus répertoriés en 2011) dans le secteur et accueille la reproduction d’au moins huit espèces d’amphibiens dont les rares Pélodyte ponctué, Crapaud calamite et Alyte accoucheur.

Aujourd'hui, et pour la énième fois, nous avons adressé un courrier à l'autorité préfectorale et à l'EPFL, gestionnaire du site, pour leur demander instamment de prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver ce milieu de la dégradation volontaire orchestrée par quelques pilotes irréfléchis. Nous ne manquerons évidemment pas de vous tenir régulièrement informés de la situation.


 

 


HOLCIM à Russange : nouvel embétonnage du milieu naturel

Lundi, 5 mars 2012

Fin 2011, quelques jours après l'inauguration de la nouvelle centrale à béton HOLCIM sur Russange, Empreinte Positive signalait aux services de l'Etat des infractions de cette installation classée ICPE liées à des rejets de laitance de béton dans le milieu naturel de Micheville (voir article "Avec Holcim, ma nature, c’est du... béton ?!" du 1er novembre 2011) alors que cette centrale devait fonctionner en circuit fermé « zéro rejet » ; les services de l'Etat étaient intervenus pour faire cesser cette nuisance dommageable au milieu naturel.

Après l'embétonnage du fossé humide de fin 2011, samedi 3 mars 2012, nous avons constaté un nouveau rejet de béton (et non de laitance) sur une pelouse sèche située à proximité de la centrale rejet (habitat d’espèces protégées comme l'Alouette lulu et le Lézard des murailles). Les traces de béton sur le chemin, laissées par le camion toupie ayant effectué ce rejet, s'étalent de la zone du dépôt jusqu'à la centrale à béton.


La récurrence de ce type « d'accidents » démontre l'incapacité de cette entreprise à respecter des engagements élémentaires en faveur du milieu naturel sur la ZNIEFF de Micheville. Les services de l’État et acteurs locaux vont-ils finalement prier fermement Holcim et ses employés de cesser les rejets polluants dans le milieu naturel ? Est-ce que les dirigeants de l’entreprise vont prendre enfin leurs responsabilités vis-à- vis des obligations réglementaires liées à leur activité ou doit-on s'attendre à la poursuite  de l'embétonnage du milieu naturel environnant ?

Mise à jour le 16/03/2012 : Notre alerte a porté ses fruits : le béton déversé sur la pelouse sèche a été nettoyé


 

 


Un exemple à suivre

jeudi, 12 janvier 2012

C'est assez rare pour le signaler : l'association a reçu un courriel très encourageant !

"Je suis le dirigeant de la SARL XXX.
Une personne de votre association est venue il y a quelque temps (fin 2011), pour faire un constat sur des cartons et autres déchets brûlés par notre société derrière notre dépôt. Nous avons pris conscience de nos erreurs et celles de notre personnel et nous avons fait un nettoyage complet du site. (...)
Je reste à votre disposition.
Sincères salutations.
M. XXX"

Précisons qu'après consultation, l'auteur a accepté que l'association publie son courriel sur notre site, mais a souhaité rester anonyme.

Ce courriel tend à crédibiliser les actions d'Empreinte Positive en faveur de la sensibilisation des responsables locaux en matière de respect de la santé et de l'environnement. C'est là une belle récompense pour tous les efforts consentis par nos bénévoles.

Le témoignage de cette prise de conscience des risques sanitaires liés aux brûlages de déchets à l'air libre est un exemple à suivre...

 

 


 

Ligne à très haute tension Moulaine-Belval : le Luxembourg dit non !

Mardi, 22 novembre 2011

Communiqué de presse de Greenpeace Luxembourg du 21 novembre 2011

 

Le réseau luxembourgeois ne sera (très probablement) pas connecté à Cattenom

Le tribunal administratif déclare le recours de Sotel non-justifié

Le tribunal administratif vient de rendre son jugement relatif au recours de Sotel contre le refus de la commune de Sanem d’accorder une autorisation pour la construction de la ligne haute tension qui devait relier le réseau luxembourgeois au réseau français. Cette ligne aurait permis d'importer de l’électricité nucléaire afin d'alimenter les aciéries électriques d’Arcelor/Mittal et  éventuellement de connecter le réseau de Creos au réseau français. Le tribunal a déclaré la mise en intervention des habitants de Belvaux et de Rédange (France) recevable, a déclaré le recours de Sotel au fond non justifié et a débouté Sotel sur tous les points évoqués dans leur recours.

Par décision du 8 octobre 2010, le bourgmestre de la commune de Sanem avait refusé d’octroyer une autorisation de construction à Sotel, parce que le projet n’est pas en accord avec le Plan d’aménagement général (PAG) de la commune. Le tribunal déclare que les travaux projetés par Sotel requièrent une autorisation du bourgmestre et la légitimité en droit du refus par le bourgmestre d'accorder une autorisation. Sotel a essayé de minimiser l'importance de ses travaux afin qu'ils ne nécessitent pas une autorisation de construire. Mais les travaux projetés par Sotel sont suffisamment importants pour requérir une autorisation. De plus, les travaux et le tracé projeté ne respectant pas le PAG, le refus du bourgmestre a été jugé légitime.

Plusieurs habitants de Belvaux et de Rédange qui sont directement concernés par le projet de la ligne haute tension,  puisque celle-ci est censée passer à quelques mètres de leur habitation, avaient  introduit une requête en intervention volontaire auprès du Tribunal administratif pour faire valoir leurs intérêts dans cette affaire et pour intervenir directement dans le cadre de l’instance relative au recours introduit par Sotel. Cette requête a été jugée recevable. Les habitants concernés habitent tous à une distance entre 5 et 20 mètres du tracé du projet de la ligne haute tension. L’article 4.16 du PAG de la commune de Sanem prescrit «  (…) qu’une distance d’au moins 50 mètres sera à observer entre le centre du tracé des lignes haute tension de plus de 100 kV et les habitations ».  Le PAG ne fait pas de différence entre lignes aériennes et lignes souterraines. D'où l'obligation de respecter les distances de recul prévues.

Par ailleurs, l’étude d’impact du projet de Sotel – critiquée sévèrement par Greenpeace – reconnaissait que l’impact au niveau des ondes électromagnétiques est presque le même pour les lignes haute tension aériennes et souterraines. Cette étude d’impact  ne pouvait pas exclure un effet nocif sur la santé des habitants concernés : c'est pourquoi l'étude recommandait de faire des mesures après la mise en service de la ligne haute tension. L’argument évoqué par Sotel que les distances à respecter pour les lignes haute tension ne seraient valables que pour les lignes aériennes n’a pas été retenu par le tribunal. Le tribunal administratif conclut que la commune a le droit d’appliquer le principe de précaution pour des raisons de sécurité et de salubrité.

Les arguments évoqués par Sotel soutenant que la construction de la ligne haute tension souterraine ne tomberait pas sous le champ du PAG et ne nécessiterait pas d’autorisation de la part de la commune ont été rejetés par le tribunal administratif.

« Greenpeace se félicite du jugement du tribunal administratif. Ceci est une première victoire pour les habitants de Belvaux et de Rédange, concernés par le projet de la ligne haute tension, qui ont eu le courage de s’opposer à Sotel en justice », déclare Roger Spautz de Greenpeace Luxembourg.

Greenpeace tient à rappeler qu’à plusieurs reprises Sotel n’a pas respecté l’autorisation ministérielle lors des travaux et a réalisé des travaux illégaux sur le territoire des communes de Differdange et de Sanem. Ce jugement confirme que les travaux dans la zone Natura 2000 de la commune de Sanem sont illégaux.

 

Pour plus d’informations : Greenpeace Luxembourg, Roger Spautz : tel : 00352 54625227 ou 00352 621233361
 

 


Avec Holcim, ma nature, c’est du... béton ?!

Mardi, 1 novembre 2011

À peine trois semaines après l’inauguration en grande pompe de la centrale à béton Holcim à Russange, dont l’installation au cœur de la ZNIEFF de Micheville a fait l'objet de nombreuses craintes de la part d'Empreinte Positive (voir nos articles du 17 mars 2011 et du 12 octobre 2011), les membres de l’association ont fait des observations choquantes aux abords du site : une épaisse couche de béton en cours de durcissement recouvre le fond du fossé humide situé en contrebas de la centrale sur presque 100 mètres ! Vu la consistance de la matière, s’agirait-il de rejets d’eaux de procédé non traités qui pourraient avoir un impact nocif sur la nature ? Va-t-on assister à une destruction progressive de la faune, de la flore et des milieux sensibles à proximité de la centrale ?

Rappelons que les responsables d’Holcim, les élus locaux et les services de la DREAL nous avaient convaincus que la centrale à béton fonctionnerait en circuit d’eau fermé pour ne rejeter aucun polluant dans le milieu naturel environnant. Ce lundi 31 octobre, un courrier a été adressé aux responsables de l'EPFL, propriétaires des terrains loués à Holcim, pour qu'ils fassent respecter la réglementation...

À la lumière de cet incident regrettable, Empreinte Positive rappelle que les actions politiques menées au titre de l'intérêt général doivent prendre en compte non seulement les compétences des entreprises partenaires, mais aussi leur civisme et leurs engagements à respecter la nature. Pour restaurer la confiance, il sera nécessaire que les pouvoirs publics mettent en place des contrôles réguliers, systématiques et rigoureux pour dissuader les éventuels fraudeurs.

Nous espérons que l’intervention des autorités et des acteurs locaux sera à la hauteur des engagements en faveur de la nature réitérés depuis plusieurs mois par voie de presse dans le cadre de l’opération d’intérêt national...  

Fossé humide à proximité de la centrale Holcim (à gauche) et couche de béton durcissant au fond du fossé humide (à droite)

 


Lancement de l'opération de recyclage des outils d'écriture usagés avec l'école de Rédange

Mardi, 18 octobre 2011

 

Dès leur plus jeune âge, les enfants sont concernés par le recyclage des déchets : le tri fait partie des gestes du quotidien qu’ils ont à imiter et à comprendre. Pour cette raison, Empreinte Positive propose aux élèves des écoles de la communauté de communes du Pays haut val d'Alzette de participer à un programme original de collecte de déchets, qui, traditionnellement, sont considérés comme non recyclables : les instruments d’écriture usagés !

Cette opération s’applique à la collecte de tous les stylos à bille, feutres, porte-mines, correcteurs, effaceurs, surligneurs, bâtons de colle et règles, de toute marque et en quelque matière qu’ils soient (plastique, métal), à l’exception des outils d’écriture en bois tels que les crayons à papier et les crayons de couleur.

Ces déchets seront ensuite récupérés par Terracycle, entreprise pionnière en matière de réutilisation de déchets non recyclables (www.terracycle.fr) à l’initiative du projet de collecte, pour fabriquer de nouveaux produits d’usage courant (tels que des pots à crayons, des corbeilles à papier ou des arrosoirs...).

En récompense de ce geste citoyen et bénéfique pour l’environnement, un don de 2 centimes d’euro par instrument collecté sera versé à l’école ayant participé à la collecte dans le but de financer les projets pédagogiques.

 

                         

Mi-octobre 2011, Empreinte Positive a lancé l'opération avec l'école de Rédange !

Tout au long de l'année scolaire, vous pourrez vous aussi participer à cette opération qui permettra de détourner ces déchets difficilement recyclables des centres d’enfouissement et d’incinération en leur offrant une seconde vie : déposez les outils d’écriture usagés récupérés à la maison ou sur votre lieu de travail dans un des bacs de collecte prévus à cet effet dans les mairies* ou confiez-les aux élèves des écolesparticipant à l'opération. Empreinte Positive s’occupera du reste ! Merci d’avance pour votre mobilisation !

 

*Etablissements concernés et autres lieux de collecte :

Rédange (opération lancée le 15 octobre 2011) :

  • Ecole J.-J. Welter de Rédange
  • Mairie de Rédange

Audun-le-Tiche (opération lancée prochainement)

Russange (opération lancée prochainement)

Villerupt (opération lancée prochainement)

Thil (opération lancée prochainement)

Ottange (opération lancée prochainement)

Boulange (opération lancée prochainement)

Aumetz (opération lancée prochainement)

 

 


Du béton avant tout, accompagné de beaux discours…

Mercredi, 12 octobre 2011

Nos élus mèneraient-ils une politique locale d’aménagement constituant une façade en trompe-l’œil en matière de développement durable et de respect de la biodiversité ?

Empreinte Positive s’étonne des déclarations* de monsieur le maire de Russange récemment relatées dans le Républicain Lorrain concernant la nouvelle centrale à béton installée à Russange (article du 6 octobre 2011 : « Holcim inaugure sa centrale à béton »). D’après le premier élu de Russange, le géant du béton, Holcim, aurait pris de remarquables dispositions pour préserver les enjeux en termes de biodiversité sur Micheville-bas classé Zone naturelle d’intérêts écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) depuis janvier 2011. Cet espace aux nombreuses zones humides est particulièrement riche en espèces protégées ou d'intérêt patrimonial.

Une mesure emblématique pour l’élu russangeois concernerait les amphibiens : la construction d’un muret autour du bassin de décantation et d’une rampe en cas de saut malvenu les protégerait de la noyade. Pourtant, cette mesure, défendue par les associations environnementales lors du passage du dossier au CODERST (Conseil de l'Environnement et des Risques sanitaires et technologiques), n’a jamais été mise en œuvre et n’a pas été inscrite dans l’arrêté préfectoral n°2011-DLP/BUPE205 du 6 juin 2011 détaillant les prescriptions spéciales pour le porteur de projet en matière de préservation du milieu naturel : Holcim avait semble-t-il plaidé auprès de la DREAL en début d’année qu’il était trop tard pour revoir ses plans d’aménagement et, au vu des enjeux écologiques de cet espace de reconquête de la nature, nous qualifions de « simples mesurettes » les prescriptions retenues dans l’arrêté préfectoral.

Bords du bassin de décantation bien abruptes, pas de muret, pas de rampe pour éviter la noyade des amphibiens...
A moins que les amphibiens ne sachent grimper à l'échelle ?

Quant à la quinzaine d’emplois générés par l’activité, il s’agirait, d'après nos informations, d’emplois délocalisés de Thionville… Pas de création d'emplois à la clé... Donc, en plus des risques qui pèsent sur les espèces protégées, largement négligés dans ce projet (collision, écrasement, pollution, noyade, dérangement...), combien de camions alourdiront le trafic déjà saturé d'Audun-le-Tiche pour alimenter la centrale en matière première et livrer les 40 000 m3 de béton prévus d'être produits chaque année sur ce site ?

Monsieur le maire de Russange connaîtrait-il si mal le dossier de la centrale à béton Holcim dont l'installation a été faite hâtivement, sans véritable concertation ? Ou utiliserait-il abusivement des arguments d’ordre écologique et économique pour rassurer les citoyens et promouvoir une politique locale d’aménagement fondée sur des principes opportunistes et peu durables ? Peut-on craindre un vent d’écoblanchiment à l’échelle du territoire ?

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* Citation pour information de l'article du Républicain Lorrain du 6 octobre 2011 "Holcim inaugure sa centrale à béton" : "Selon Gilbert Kaiser, qui s’est encore rendu sur place hier et a fait nettoyer le site de déchets en tous genres tenant dans pas moins de « onze bennes », cette nouvelle installation, génératrice « d’une quinzaine d’emplois », ne causera pas non plus de nuisance alentour. « Le bâtiment a été caréné pour éviter le bruit. Il n’y aura pas de poussière si ce n’est celle des camions. Un muret a été édifié autour du bassin pour éviter que des batraciens tombent dedans, je crois même qu’il existe une rampe au cas où ! Et l’extinction des lumières est prévue chaque soir à l’arrêt de l’activité pour ne pas gêner les chauves-souris », détaille le maire de Russange."


 

Mouvements sociaux et pollution inutile
Lundi, 10 octobre 2011
Alors que les associations de protection de l'environnement alertent régulièrement sur les dangers des pollutions de l'air - donc celles liées au brûlage à l'air libre de déchets -, alors que les toxicologues et les services sanitaires de l'Etat s'accordent à dénoncer les risques liés à la dégradation de la qualité de l'air, pourquoi les mouvements sociaux continuent-ils à associer leur image à de grandes volutes de fumées noires et toxiques ? Par tradition du mouvement syndicaliste ? Par provocation et défiance vis-à-vis du patronat ? Par symbole pour la lutte des classes ? Ou tout simplement par ignorance des risques...

Photo RL des 8 et 9/10/2011 : Des photos qu'on aimerait ne plus voir lors des conflits sociaux...

Pour rappel, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme : le feu ne fait jamais disparaître la matière, il la transforme. Lorsque le combustible contient des matières plastiques ou plus généralement des composés issus de la chimie du pétrole (comme les pneus), le feu provoque de nombreuses réactions chimiques et la production de molécules potentiellement très toxiques (cliquez ici pour revoir la vidéo que nous avions réalisée pour alerter des risques sanitaires liés aux incinérations de déchets).

Alors si vous connaissez des personnes dans votre entourage qui ont la mauvaise habitude de brûler des pneus ou des déchets, dites-leur qu'ils jouent non seulement avec le feu mais aussi avec leur santé et celle de leurs concitoyens tout en contribuant à dégrader l'environnement pour les générations à venir...

Photos RL des 11, 13 et 14/10/2011 : Ca continue encore et encore... 

 Mise à jour du 24/02/2012 

 Photos RL des 24/02/2012 : Manifestation de sidérurgistes... 


 Mise à jour du 29/02/2012 

 Photos RL du 29/02/2012 : Brulage de pneus à Florange


 Mise à jour du 6/03/2012 

 Photos RL des 5 et 9/03/2012 : nouveaux brulages de pneus sur le site de Florange


 Mise à jour du 14/07/2012 

 Photos RL du 13/07/2012 : nouveaux brulages de pneus à Metz Borny par les salariés de PSA


 Mise à jour du 2/10/2012

 Il y a un an, Sovab s’enflammait (Photo d'archive RL du 2/10/2012 à gauche)
(Photos du 21/12/2011 et du 14/10/2011 au centre et à droite)
- photos d'archives, mais sans nostalgie... -

 

 


Décharges sauvages sur les hauteurs de Rédange : ça suffit !

Mardi, 4 octobre 2011

 

Dans le cadre du comité de suivi de l'Opération d'intérêt national (OIN) Alzette-Belval (cliquez ici pour plus d'informations sur ce comité), la mission de préfiguration a sollicité l'avis d'Empreinte Positive au sujet du problème récurrent de décharges sauvages sur les hauteurs de Rédange. Vous trouverez ci-dessous les propositions que nous leur avons adressées en date du 4 octobre 2011 :

 

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Décharges sauvages sur les hauteurs de Rédange :

quelques pistes pour agir

Depuis quelques années, le village de Rédange fait face à un certain nombre d’actes délictueux en matière d’élimination des déchets. Des décharges sauvages à ciel ouvert sont identifiées sur les hauteurs du village aux abords du vallon du Diedenstein et des Sapinières (route communale dite « route d’Hussigny »), à proximité de Hollenkaul et sur le chemin menant à la mine Heydt.

Ces décharges sauvages sont composées de déblais-gravats, d’ordures ménagères, d’encombrants et de déchets potentiellement dangereux. Au vu du type de déchets et de leur gabarit, il ne fait aucun doute qu’ils sont transportés jusqu’au lieu de leur dépôt avec des véhicules (camions, camionnettes, voitures de particuliers, d’artisans ou d’entreprises), relevant d’une contravention de 5e classe au titre de l’article R.635-8 du Code pénal.

  

 

L’espace naturel impacté par les décharges constitue une zone à fort intérêt patrimonial abritant de nombreuses espèces protégées de faune et de flore. Cette partie du ban communal est notamment répertoriée en zone naturelle d'intérêts écologique, faunistique et floristique de type 1 dite ZNIEFF des « Anciennes mines à ciel ouvert et souterraines de Micheville ». Cette zone est identifiée comme principal corridor écologique en relation avec la zone Natura 2000 luxembourgeoise limitrophe. Ces décharges dégradent le paysage, risquent de polluer les sols, altèrent les zones humides et les nappes phréatiques (et par ce biais sont néfastes à la qualité de l’eau destinée à la consommation des habitants), et portent préjudice à la faune et à la flore. À noter que les zones de dépôts sont parfois difficiles d’accès pour le ramassage (fossés, zones avec buissons), portant d’autant plus atteinte au milieu naturel.

Pour agir contre les décharges sauvages, la municipalité de Rédange a organisé une opération de nettoyage en 2009 : 46 tonnes de déchets ont été ramassés. La municipalité de Rédange a interdit, par arrêté municipal, la route communale cabossée et peu fréquentée dite « route d’Hussigny » à la circulation des véhicules motorisés (exceptés propriétaires de terrains et véhicules pour l’exploitation agricole). La municipalité a fait procéder à l’installation de barrières levantes. Après quelques semaines, les barrières ont été vandalisées et non remplacées.

12 pistes d’actions

Les diverses mesures proposées ci-après sont des pistes de réflexion sur les moyens et les méthodes à employer pour remédier aux décharges sauvages. Elles peuvent être indépendantes et dissociées. Il s’agira de coordonner ces actions de manière conjointe avec les propriétaires des terrains, la municipalité et les forces de l'ordre, qui s'appuieront  éventuellement sur les associations locales.

  1. Identifier précisément les zones des dépôts sauvages pour faciliter la surveillance

  2. Organiser un comité de suivi, pour adapter les démarches en fonction de l’évolution de la situation, chargé de contrôler régulièrement les sites de dépôts (action effectuée par le personnel communal et/ou les élus du village et/ou les bénévoles d’Empreinte Positive et/ou les propriétaires de terrains)

  3. Organiser des chantiers de nettoyage bénévoles en mobilisant les acteurs locaux (riverains, associations, collectivités, élus, entreprises, école, structure d’animation communale…)

  4. Réinstaller des panneaux d’interdiction à la circulation de tout véhicule à moteur sur la route d’Hussigny et faire de même sur le chemin menant à la mine Heydt

  5. Limiter le passage des véhicules par la mise en place de barrières tournantes à clé prisonnière ou de plots escamotables manuels sur la route d’Hussigny et sur d’autres chemins (nécessaire concertation pour adapter les lieux d’implantation en fonction des contraintes des agriculteurs)

  6. Porter plainte systématiquement en cas de dégradation/vandalisme des barrières/plots pour bénéficier du remboursement par l’assurance en vue d’un remplacement

  7. Convaincre les propriétaires de terrains et les agriculteurs du bien-fondé de la mise en place des barrières et les responsabiliser quant à fermeture après chaque passage (organisation d’une réunion peut-être nécessaire)

  8. Installer des panneaux signalant l’interdiction de décharge et la peine encourue sur les lieux des dépôts

  9. Solliciter les forces de l’ordre (gendarmerie, douanes) pour une intensification de la surveillance des lieux de dépôts aux heures critiques (fin de journée)

  10. Passer un protocole d’accord avec une société de surveillance pour patrouilles régulières sur les sites des dépôts

  11. Mettre en place des caméras de vidéo-surveillance autonomes en énergie (solaire) avec alerte sms ou e-mail (à destination des élus locaux ou de la société de surveillance) en cas d’activité dans les zones identifiées à risques

  12. Assurer une action de communication générale auprès du grand public (affiches, panneaux d’information, médiatisation, animations…) afin de promouvoir les bonnes pratiques de traitement des déchets et de valoriser le milieu naturel classé ZNIEFF

 


Infractions environnementales sur Micheville : les réponses des autorités locales  

Vendredi, 16 septembre 2011

Dans le cadre du grand projet d’aménagement Alzette-Belval déclaré opération d'intérêt national (OIN), M. Christian de Lavernée, préfet de région, a mis en place un comité de suivi dont la réunion de lancement a eu lieu le 21 juin 2011 à la préfecture de Metz (compte-rendu officiel disponible ici). Dans la perspective de l’émergence d’une agglomération durable, l'objectif affiché du comité est d’engager les collectivités territoriales et l’État (bénéficiant de la gouvernance sur le projet) dans une concertation avec les associations. Lors de la réunion de lancement, il a été décidé de mettre en place différents comités techniques dont le premier, relatif aux problèmes résultant de la fréquentation du site de Micheville, a eu lieu le 6 septembre 2011 sous la présidence de M. François Marzorati (sous-préfet de Thionville) et de Mme Christiane Boehler (sous-préfète de Briey).

Cette réunion de concertation était vivement attendue par Empreinte Positive puisque les problèmes de circulation d’engins motorisés, d’insalubrités et de pollutions sur les anciennes friches de Micheville sont au cœur des préoccupations de l’association. Dans un courrier adressé à l’EPFL (Établissement public foncier de Lorraine, gestionnaire de Micheville) en mars 2011 (courrier disponible ici), Empreinte Positive avait d’ailleurs sollicité une large concertation avec les acteurs locaux et les représentants des forces de l’ordre pour trouver des solutions pérennes à ces infractions en recrudescence, préjudiciables à la santé des riverains et au milieu naturel. Lors de cette réunion, M. François Marzorati (sous-préfet de Thionville), Mme Christiane Boehler (sous-préfète de Briey) et M. Pascal Gauthier (préfigurateur de l'OIN et directeur de l'EPFL) se sont engagés à prendre des mesures concrètes pour améliorer le respect de la loi sur Micheville. Ont assisté également à la réunion des représentants du conseil régional, des conseils généraux (54 et 57), de l’EPFL, de la mission de préfiguration Alzette-Belval, de la DREAL, de la CCPHVA et des associations environnementales de la région. Nous regrettons cependant fortement l’absence des acteurs de terrain : des élus des communes de Villerupt, Audun-le-Tiche, Thil, Rédange, Russange, des représentants des associations communales de chasse opérant sur Micheville et le responsable de l’aérodrome auraient été sans conteste des ressources essentielles dans l’étude de solutions pragmatiques.


Circulation d’engins motorisés dans les espaces naturels de Micheville

Micheville, vaste terrain isolé, façonné par l’activité industrielle passée, attire un nombre important d’usagers de véhicules à moteur de loisir (quads et motos). Alors que ce loisir est totalement interdit sur Micheville dont l’accès est réglementé, ces véhicules représentent une source de danger (risques d’accidents) et une réelle nuisance sonore pour les riverains vivant à proximité des entrées du site, et leur passage est lourd de conséquences pour l’espace naturel (érosion du sol, dégradation des habitats naturels, destruction de la flore et dérangement des animaux sauvages). Rappelons que le site, répertorié en zone naturelle d'intérêts écologique, faunistique et floristique de type 1, dite ZNIEFF des « Anciennes mines à ciel ouvert et souterraines de Micheville », abrite de nombreuses espèces protégées ou à fort intérêt patrimonial.

Mars 2011, circulation de quads sur Micheville

Mars 2011, regroupement de motards sur Micheville

La circulation de ces engins motorisés entraînent une recrudescence de comportements irrespectueux de la nature, telle la coupe d’innombrables arbres pour barrer les chemins, agissements que nous attribuons probablement à certains chasseurs présents sur Micheville souhaitant préserver leur tranquillité mais qui n’ont pas la légitimité pour réaliser ces « actions de gestion » (l’EPFL est l’unique gestionnaire du site). Ces méthodes pour condamner les accès ne sont que momentanément radicales, puisque les motards forgent rapidement d’autres passages, détériorant d’autant plus le milieu naturel.

Pour lutter contre la circulation des engins motorisés, les sous-préfets ont proposé de programmer des opérations « coup de poing »  conduites par les forces de l'ordre, relayées par une campagne médiatique (presse, radio, télévision) visant à sensibiliser la population locale et frontalière à la protection du site et au respect de la réglementation en vigueur. Concernant les arbres abattus illégalement par les chasseurs pour entraver les chemins, M. et Mme les sous-préfets se sont engagés à avoir des échanges avec les DDT (Directions des territoires) et les fédérations de chasseurs concernées.


Décharges sauvages sur Micheville et aux alentours

Depuis sa création, Empreinte Positive ne cesse de dénoncer l’état d’insalubrité de Micheville, qui est la cible de dépôts sauvages d’ordures (déchets inertes et non inertes), notamment dans la partie basse du site (Villerupt, Audun-le-Tiche, Russange) à proximité des entrées. Actuellement, les monticules de déchets attirent continuellement d’autres dépôts sauvages alors que les nuisances et les risques liés à ces insalubrités (insécurité, risques de blessures pour les riverains et d’étouffement pour les animaux, pollution des sols et des eaux, dégagement de gaz toxiques au cours de la fermentation des déchets…) avaient été soulevés en 2009 au cours d’une réunion de concertation au siège de la CCPHVA, regroupant élus locaux, représentants de l’EFPL et des forces de l’ordre, et futurs membres fondateurs d’Empreinte Positive. En 2009, un responsable de l’EPFL s’était alors engagé à programmer dans les meilleurs délais une vaste opération de nettoyage du site : nous regrettons vivement que plus de deux ans après cette belle décision, la situation n’ait pas évolué, l’appel d’offres de nettoyage n’ayant toujours pas été lancé par l’EPFL. Le coût particulièrement élevé de l'opération (plusieurs dizaines de milliers d'euros) expliquerait le retard dans la concrétisation de cette proposition. Lors de la réunion du 6 septembre 2011, M.  Gauthier, directeur de l’EPFL a renouvelé cet engagement. Nous espérons que cette fois, les promesses seront tenues dans des délais brefs.

Pour empêcher la circulation des gros véhicules (voitures, camions et camionnettes) qui s'introduisent dans le site à l’abri des regards, le responsable de l’EPFL a proposé de bloquer certains accès secondaires. Cette solution avait déjà été expérimentée en 2009  (un double merlon de terre a été érigé à l’entrée du site sur le territoire communal de Rédange) : cette solution efficace va certainement être rééditée par l’EPFL du côté de Russange, même si lors du comité technique du 6 septembre, un représentant du conseil général 54 a estimé que la mise en place aujourd'hui d'obstacles ou de barrières pour interdire l'accès à certaines parties du site serait une erreur puisque des mesures spécifiques seront prises au printemps 2012 lorsque les travaux de la liaison routière Belval – A30 débuteront. Pour information néanmoins concernant les merlons, il est à noter qu’Empreinte Positive a alerté l’EPFL en février 2011 (courrier disponible ici) sur le fait que le merlon de Rédange perturbe la migration de la faune sauvage, notamment des amphibiens (la hauteur et l’emprise du double merlon de terre constitue un réel obstacle) sur le corridor écologique situé entre les espaces naturels Natura 2000 luxembourgeois et Micheville. Empreinte Positive souhaiterait que le double merlon soit ouvert sur une largeur de 2 mètres et que la terre soit remplacée par des grosses pierres car il serait regrettable que cette barrière physique devienne une menace pour des populations d’amphibiens d'intérêt communautaire. L’inefficacité du double merlon pour faire obstacle aux quads et aux motos ayant été prouvée, l’EPFL s’est engagé à réaliser ces travaux avant la prochaine période de migration, des pierres suffisant à entraver la circulation des plus gros véhicules (un appel d’offres est en cours d'élaboration et il sera soumis à Empreinte Positive ainsi qu'au Conservatoire des sites lorrains pour avis avant d'être finalisé).

Mai 2011, décharge sauvage sur Micheville

Les représentants de l’État et des collectivités locales s’accordent régulièrement à dire que la reconquête des friches par urbanisation et la création d’une voie nouvelle au cœur du site (projet de liaison routière Belval – A30) sont des solutions cruciales pour la salubrité et permettront la disparition progressive des pratiques illégales de dépôts sauvages ; Empreinte Positive estime au contraire que les aménagements sur Micheville ne feront pas reculer ces pratiques malheureusement chroniques sur le territoire : de nouvelles décharges se créeront assurément dans des endroits plus isolés, au cœur des espaces naturels. Pour faire régresser le nombre de dépôts sauvages, il faut renforcer la vigilance policière sur le site et verbaliser lourdement en cas de flagrant délit pour dissuader les contrevenants de manière pérenne et espérer la disparition de telles pratiques anti-citoyennes. Bonne nouvelle, le 6 septembre, M. et Mme les sous-préfets se sont engagés à augmenter la surveillance du site par les forces de l’ordre. Ces surveillances viseront également les abords du site de Micheville, notamment à Rédange sur l’ancienne route qui mène à Hussigny où des déchets sont jetés en grande quantité dans le vallon du Diedenstein situé en contrebas de la route (cette situation est particulièrement problématique puisque les déchets sont inaccessibles pour le ramassage) malgré un arrêté municipal qui interdit toute circulation sur cette route (rappelons qu’une barrière avait été installée pour empêcher l'accès, mais celle-ci a été dégradée et non remplacée par la municipalité). La situation d’insalubrité de Micheville et de sa périphérie doit donc être prise en compte dans sa globalité.


Éliminations illégales des déchets par le feu sur le territoire

Empreinte Positive alerte également régulièrement les forces de l’ordre pour des éliminations illégales de déchets d’activité par brûlages à l’air libre sur le site d’entreprises basées sur Micheville et en périphérie, mais également pour des feux de déchets qui se déclarent dans les décharges sauvages sous l’effet du soleil ou qui sont allumés par des individus mal intentionnés (pour récupérer le cuivre dans les câbles notamment). La pratique du brûlage sauvage de déchets a des effets invisibles mais dévastateurs sur la santé publique (exposition des ouvriers et des riverains à des substances toxiques pour l’organisme) et sur le climat (production de gaz responsables entre autres de l’effet de serre).

29 août 2011 - Feu de déchets sur le site d'une entreprise de Villerupt sur Micheville

Lors de la réunion du 6 septembre, Empreinte Positive a fait part aux sous-préfets des problèmes rencontrés par l’association relatifs à ce type d’infraction : réticence de la part des forces de l’ordre d’intervenir sur des terrains privés, résistance pour recueillir les plaintes, difficultés des autorités dans la caractérisation des infractions, manque de coopération de certains élus locaux ne répondant jamais aux nombreux courriers d’alerte, aucun retour de la part du parquet concernant les plaintes déposées depuis deux ans… Pour remédier à ces difficultés, une procédure de suivi de dossier va être mise en place par les sous-préfets : toute infraction sera portée à la connaissance de l’EPFL et des sous-préfectures. Accompagnée d’une sensibilisation des élus et des forces de l'ordre, ces mesures devraient permettre une prise en compte sérieuse des infractions relatives à l’élimination illégale des déchets par brûlage sur le territoire du Pays Haut Val d’Alzette.


Micheville constitue une « zone » fréquentée par des individus n’hésitant pas à intimider les promeneurs pour pouvoir perpétrer tranquillement leurs pratiques illicites. Le non-respect de la législation relative à l’environnement de la part de ces individus fait peser un sentiment d’insécurité sur les citoyens et nuit profondément à l’image du territoire : dorénavant, en s’appuyant sur le tissu associatif local fort de sa connaissance du secteur, la collectivité et les élus locaux doivent impérativement résoudre ces difficultés et prendre soin de l’environnement dans la perspective d’une ville durable.

 
Vendredi, 05 Août 2011 09:01

Contribution de Mirabel au projet de stockage géologique du CO2 en Lorraine
Vendredi, 5 août 2011

Dans le cadre du projet Ulcos de captage, transport et stockage de CO2, ArcelorMittal Géo Lorraine a déposé une demande de permis exclusif de recherches de formations souterraines naturelles aptes au stockage géologique de CO2 à destination industrielle pour une durée de cinq ans.

En toute discrétion, une consultation publique s'est ouverte en période estivale du 1er juillet au 31 juillet 2011 et sur une durée trop courte.

La fédération régionale des associations de protection de la nature et de l’environnement MIRABEL Lorraine Nature Environnement et les associations associées (dont Empreinte Positive) ont apporté une contribution à la consultation publique inhérente à la notice d'impact du dossier de demande d'ArcelorMittal Géo Lorraine qui concerne un territoire qui s’étend sur 3450 km² du Pays Haut à l’Argonne (70 % en Meuse, 24 % en Meurthe-et-Moselle et 6 % en Moselle). Dans le Pays Haut, les communes concernées par le périmètre de forage en extrême nord 54 sont entre autres : Hussigny-Godbrange, Haucourt, Mexy, Réhon, Lexy, Tellancourt, Villers-la-Chèvre, Ugny.

Le CO2 est un gaz mortel pour l’homme si la concentration dans l’air ambiant dépasse les 7 % et à l’heure actuelle, il est impossible scientifiquement de garantir un stockage sûr et permanent du CO2. Toute fuite aurait des conséquences sur l'environnement, le climat et la santé humaine.

La contribution de Mirabel réaffirme une opposition ferme aux projets de capture et de séquestration de CO2 (CSC).


Contribution de Mirabel à la consultation publique

Notice d'impact d'ArcelorMittal Géo Lorraine

Informations sur la capture et la séquestration du CO2 sur le site de France Nature Environnement

Communiqué de l'association APEQUA

Capture, transport et stockage du CO2 (Sources : IFP, ADEME, BRCM)

 

Périmètre en extrême nord 54 (Source : www.apequa.org)

 

 


Le lundi de Pentecôte pas férié pour tout le monde...
Jeudi, 23 Juin 2011 18:05

Alerté par une sympathisante d'Empreinte Positive, un représentant de l'association a constaté la présence d'une voiture calcinée dans la forêt d'Audun-le-Tiche. D'après le témoignage recueilli, le délit a eu lieu le lundi de Pentecôte (13/06/2011) vers 17h. La voiture est entrée dans la forêt de Villerupt, derrière le château d'eau de Cantebonne, pour finir sa course en bas d'un petit sentier de randonnée, à proximité du pont dit "des corbeaux". La voiture a probablement été volée avant d'être brûlée dans les bois, polluant inutilement air, sol et eau. L'association condamne vivement et fermement ces pratiques illégales. La gendarmerie d'Audun-le-Tiche a été prévenue.

 

Carcasse brûlée en pleine nature

 

La combustion des plastiques, pneus, mousses et autres polymères ont dégagé de grandes quantités de fumées toxiques

 

 

Les crassiers, des zones refuges pour des espèces menacées

Lundi, 30 Mai 2011 12:29

Cet article rédigé par Mike Ulmerich et Gilles Biver a été publié dans le journal officiel “Regulus” (juin 2011) de l'association de protection de la nature Natur an Emwelt - Letzebuerger Natur - an Vulleschutzliga (LNVL).

Le crassier d’Ehlerange, situé au nord-est d’Esch/Alzette, sur le territoire de la commune de Sanem, est un bon exemple de zone refuge pour des espèces menacées. Différentes visites des lieux au cours des derniers mois ont révélé une multitude d’espèces menacées et/ ou protégées.

Personne n’y avait soupçonné une telle diversité. D’ailleurs au cours des années 1960-70 les riverains appréhendaient l’ensevelissement d’Ehlerange par les gravats du crassier… Bien sûr, il en fût tout autrement. Lentement les berges du crassier diminuaient : les gravats étaient utilisés entre autres pour les constructions de voies ferrées et routières. Dans certaines parties du crassier, le calme s’est installé entretemps, suivi d’une panoplie d’espèces pionnières qui ont su profiter des différents habitats en développement : mares, roselières, friches…

Ainsi l’ornithologue se réjouit de pouvoir observer le Traquet tarier en période de migration, mais également en période de nidification. Le crassier d’Ehlerange, ainsi que le crassier du Wawerbësch près de Differdange, sont les deux uniques sites de reproduction de l’espèce encore connus au Luxembourg. Le Traquet tarier figure sur la liste rouge des oiseaux nicheurs.

D’autres espèces rares figurant sur la liste rouge sont également présentes :
- Le Petit Gravelot qui niche à-même le sol et élève habituellement 4 poussins. Plusieurs couples ont été dénombrés à Ehlerange.
- La Bergeronnette printanière, qui préfère habituellement des prairies est bien représentée au crassier et ssemble s’y plaire.
- La Rousserolle effarvatte a été contactée dans les roselières du crassier. Pas moins de 8 mâles chanteurs défendaient leur territoire contre d’autres congénères mâles, tout en attirant une femelle.

Mais le highlight du crassier d’Ehlerange est sans doute le Crapaud calamite. Cet amphibien aux cris caractéristiques a été trouvé cette année pour la première fois dans ces lieux. Il s’agit du troisième site de reproduction pour le Luxembourg actuellement connu! Le Crapaud calamite fait l’objet d’un Plan d’Action Espèce national.


Malheureusement, le calme sur ce site n’est qu’apparemment provisoire: le crassier d’Ehlerange figure sur la liste nationale des sites prioritaires pour le développement économique. Espérons qu’un compromis pourra être trouvé pour conserver le crassier d’Ehlerange, en partie dans l’état actuel, pour accueillir davantage d’espèces rares et pour garantir un refuge aux espèces menacées déjà présentes.


Un réseau transfrontalier, accueillant des espèces menacées

La question de la provenance du Crapaud calamite sur le crassier d’Ehlerange se pose évidemment. La colonisation de cette espèce pionnière se fait souvent par la migration de jeunes individus provenant de sites ayant une population prospère.

Les deux autres sites de reproduction luxembourgeois connus sont trop éloignés pour ce phénomène. Par contre, à 3 kilomètres de ce site, du côté français, plusieurs sites riches en Crapaud calamite sont connus.

Le crassier de Russange et la friche de l’ancienne mine de fer à ciel ouvert de Micheville présentent des populations stables du Crapaud calamite, mais également de l’Alyte accoucheur (absent au Sud du Luxembourg) et du Pélodyte ponctué (non repéré au Luxembourg)… Et ceci à quelques centaines de mètres de la frontière luxembourgeoise, notamment de ses zones Natura 2000!

Hélas, sur le crassier de Russange depuis deux ans les mares sont systématiquement ensevelies malgré une stricte interdiction des autorités compétentes. Le futur contournement Belval/Audun-le-tiche/Tiercelet menace non seulement ces biotopes de reproduction protégés (selon les directives européennes respectives) mais également la migration vers d’autres sites par un isolement génétique.


Si la collaboration entre l’Etat luxembourgeois et français, au niveau économique, semble avancer à grand pas, il en est, malheureusement, pas de même concernant la protection de l’environnement.

Le Damier de la succise, l’Alouette lulu et le Petit Gravelot pour ne citer que trois des plus de 70 espèces protégées et présentes sur ces sites français, sont susceptibles d’entretenir des liens avec les populations luxembourgeoises. Un véritable réseau transfrontalier, accueillant des espèces menacées s’est installé : les crassiers d’Ehlerange, de Russange et de Mondercange, et les friches des anciennes mines de fer à ciel ouvert de Micheville et de la région de la Minette luxembourgeoise.


La disparition des populations françaises risque d’avoir un impact sur celles au sud du Grand-Duché. Malheureusement, pour l’instant, ceci n’est pris en compte dans aucune étude concernant l’incidence des travaux sur les zones Natura 2000 luxembourgeoises!

Il semble donc très important qu’une collaboration transfrontalière des associations de protection de la nature et des administrations compétentes se mette en route. Tout comme les enjeux économiques, ceux de l’environnement ne devraient pas connaître de frontières.

 

 

 

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Le premier pas vers une dépollution de l'Alzette ?
Mardi, 24 Mai 2011 10:45

L'Alzette, affluent de la Sûre, prend sa source à Thil, traverse VIllerupt, Audun-le-Tiche et Russange avant de passer la frontière et rejoindre Luxembourg-ville. A l'époque florissante des industries sidérurgiques, cette rivière n'a pas été épargnée par les pollutions. Aujourd'hui encore, l'actualité nous prouve qu'elle est considérée comme un véritable égout.

En plus des pollutions visibles (ici, un pneu), l'Alzette serait polluée quasiment à sa source par les eaux usées

On apprend que le traitement des eaux usées des communes d'Audun-le-Tiche, Russange, Rédange, Thil et Villerupt n'est pas conforme aux normes d'assainissement : des effluents non-traités seraient rejetés dans l'Alzette ! Un arrêté préfectoral datant du 15 avril 2011 met en demeure le SIVOM (syndicat intercommunal à vocations multiples) de l'Alzette. Voici un extrait  :

"Le SIVOM de l’Alzette est mis en demeure de réaliser un inventaire des points de rejet d’effluents non traités (déversements par temps sec) et des déversoirs d’orage soumis à autosurveillance. Dans un délai n’excédant pas 3 mois, le SIVOM de l’Alzette devra transmettre les inventaires réalisés aux services chargés de la police de l’eau en Moselle et en Meurthe-et-Moselle.

Le SIVOM de l’Alzette est mis en demeure de réaliser les travaux permettant de respecter, par temps sec et par temps de pluie, les dispositions de l’arrêté interpréfectoral n°94-DDAF 3-064 du 30 décembre 1994. Dans un délai n’excédant pas 3 mois, le SIVOM de l’Alzette devra transmettre un échéancier de mise en conformité du système d’assainissement aux services chargés de la police de l’eau en Moselle et en Meurthe-et-Moselle.
Dans un délai n’excédant pas 36 mois, le SIVOM de l’Alzette devra avoir supprimé les points de rejet d’effluents non traités (déversements par temps sec), avoir atteint un taux de collecte supérieur ou égal à 80 % et un taux de dilution inférieur à 100 %. Un avant projet, assorti d’un échéancier de réalisation des travaux, sera transmis, au moins un an avant l’expiration du délai aux services chargés de la police de l’eau en Moselle et en Meurthe-et-Moselle.
Dans un délai n’excédant pas 36 mois, le SIVOM de l’Alzette devra avoir démarré les travaux de construction des bassins de pollution d’un volume supérieur ou égal à 4200 m3 permettant de stocker le volume de rinçage de la pluie correspondant au débit critique (15 l/s/ha). Un avant projet, assorti d’un échéancier de réalisation des travaux, sera transmis, au moins un an avant l’expiration du délai aux services chargés de la police de l’eau en Moselle et en Meurthe-et-Moselle.

Le SIVOM de l’Alzette est mis en demeure de mettre en place un dispositif de surveillance des ouvrages de collecte des eaux usées conforme aux dispositions de l’arrêté ministériel du 22 juin 2007 et à l’arrêté interpréfectoral n°94-DD AF 3-064 du 30 décembre 1994.
Dans un délai n’excédant pas 18 mois, le SIVOM de l’Alzette devra avoir équipé l’ensemble des déversoirs d’orage soumis à autosurveillance. Il est rappelé que les résultats de la surveillance doivent être transmis aux services chargés de la police de l'eau dans les conditions fixées par cet l’arrêté ministériel du 22 juin 2007."


Retrouvez l'intégralité du texte de l'arrêté préfectoral 2011-DDT/EAU/POL-10 en date du 15 avril 2011 en cliquant ici.

Conscient des pollutions de l'Alzette, André Parthenay, président de la CCPHVA, affirmait dans une vidéo disponible ici (le passage est à 7 min 45 après le début de la vidéo) la volonté des élus locaux de renaturer les berges de l'Alzette. Restaurer les berges, oui ! mais avant tout, les acteurs locaux doivent garantir la qualité des eaux !

Empreinte Positive espère vivement que l'application de cet arrêté préfectoral sera la première étape d'un processus ayant pour objectif de résoudre définitivement les problèmes liés à la pollution des eaux de l'Alzette.

 

 


Questions d'avenir du territoire

Vendredi, 20 mai 2011

L’association Empreinte Positive souhaite réagir aux différents articles parus dans Le Républicain Lorrain au mois de mai 2011 sur le commencement des travaux du « contournement » d’Audun-le-Tiche et l’annonce de la création d’un comité de concertation « biodiversité » dans le cadre de l’Opération d’intérêt national Alzette-Belval.

Pour cadrer le débat, les membres d’Empreinte Positive tiennent à éclairer les lecteurs sur le positionnement de l’association vis-à-vis du projet routier : nous sommes persuadés que les acteurs locaux se doivent d’apporter des solutions efficaces au problème épineux de saturation du trafic routier, car cette situation détériore grandement la qualité de vie des habitants du val d’Alzette et des frontaliers transitant chaque jour par cet axe. Cependant, alors que les revendications en termes de gestion des déplacements urbains sont légitimes, nous déplorons que le projet de « contournement » ne puisse répondre aux attentes de la population : le tracé de cette nouvelle infrastructure qui sera conçue comme une voie autoroutière engendrant une coupure lourde au cœur de l’agglomération, ne réglera pas les problèmes transfrontaliers de mobilité, ne sera pas compatible avec les aménagements urbains futurs et sera néfaste du point de vue de l’environnement. Une analyse semble-t-il partagée par des professionnels d'expérience (cf. article du RL du 13/05/2011 "Quand les étudiants pensent Eco-cité"). Il serait préjudiciable pour l’ensemble de la population que les élus et les conseils généraux (maîtres d’ouvrage du projet) s'entêtent à vouloir réaliser la voie de « contournement » selon les insuffisances actuelles du projet (tracé et spécifications techniques), alors que dans le cadre de l’Opération d’intérêt national (OIN), il leur serait possible de revoir leur copie afin de trouver une solution adéquate, pérenne au regard des problématiques locales.

Les élus locaux se félicitent hâtivement que « le contournement est en route et [que] personne ne l'empêchera » (propos de Monsieur Piovano relatés dans l'article du RL daté du 07/05/2011 intitulé "La route en bonne voie"). Pourquoi taisent-ils à la population que des demandes de dérogations, au titre du Code de l’environnement, concernant la destruction d'espèces protégées doivent impérativement être instruites par les conseils généraux auprès du Conseil national de protection de la Nature (CNPN) ? L'issue de ces demandes conditionne strictement le début des travaux de cette infrastructure lourde. Le dossier n'a pas encore été déposé par les conseils généraux, et les dérogations de destruction (pour plus de 70 espèces végétales et animales protégées dont une vingtaine protégées au niveau européen) sont loin d’être délivrées. Gageons que les acteurs locaux respectent néanmoins les procédures, car dans le cas contraire, comment pourrions-nous croire au discours rassurant des élus en faveur de la protection de la nature alors que cette première étape indispensable à la mise en œuvre des mesures de compensation d'impacts sur le milieu naturel serait totalement bafouée, au mépris des lois en vigueur ? Rappelons que les malheureux événements de destruction de zones humides abritant des espèces d’amphibiens protégés lors des travaux de remblaiement du crassier de Russange (début avril 2011), sans demande préalable de dérogation, mettent quelques acteurs locaux dans une situation particulièrement délicate.

Nous pensons que préserver le patrimoine naturel et culturel au niveau local permet d'assurer un cadre de vie sain et équilibré pour la population et de renforcer l’attractivité du territoire. Les collectivités locales doivent se mobiliser davantage en intégrant les enjeux de la biodiversité au cœur de leurs politiques, en ayant à l’esprit que ces enjeux dépassent le cadre local et doivent traduire les défis environnementaux à relever à l’échelle mondiale. Ainsi, la création annoncée dans la presse (RL du 07/05/11 - "Un contournement au long cours") d’un comité de suivi « biodiversité » dans le cadre de l’OIN est accueillie par les représentants d’Empreinte Positive comme une bonne nouvelle. Il nous paraît indispensable que ce comité soit démocratique, c’est-à-dire ouvert à toute association de protection de la nature souhaitant y participer (le comité ne doit pas être constitué uniquement d’entités désignées arbitrairement par les élus).

Pour l’heure, nous ne pouvons qu’avoir une analyse circonspecte de l’efficacité de ce comité car d’emblée, l’impact sur la nature du projet routier est totalement dissocié des impacts des futurs d’aménagements. Le comité de suivi « biodiversité » devra pouvoir débattre à l’échelle globale, à la lumière d’un diagnostic environnemental pertinent et fin de tout le périmètre de l’OIN. Les données naturalistes de la ZNIEFF (Zone naturelle d’intérêt faunistique et floristique) étendue récemment à l’ensemble de Micheville et aux hauteurs de Rédange (pour une surface totale de 574 hectares) et des autres ZNIEFF du territoire devront être amplement approfondies. Il est indispensable que les acteurs locaux se soumettent aux durées qui seront nécessaires à la réalisation des études de terrain et aux mises sous protection de certains espaces naturels fragiles qui les accompagneront inévitablement.

Enfin un dernier point nous paraît essentiel : face au projet de grande ampleur Alzette-Belval, comment ne pas solliciter, voire revendiquer, qu’une procédure d’information du public, étendue aux territoires adjacents, soit menée en prenant la forme d’un véritable débat public démocratique pour permettre à chaque citoyen de saisir les objectifs et le déroulement du projet d’OIN qui va, pour sûr, bouleverser notre territoire ?

 

 


Le dernier Coâc... Couac ? (crassier de Russange)

Vendredi, 22 avril 2011 16 :45

 
Pélodytes ponctués, Crapauds calamites, Alytes accoucheurs et d'autres espèces d’amphibiens protégés au niveau communautaire, ont été les malheureuses victimes d'un remblaiement de mare réalisé en dépit de la réglementation et des engagements des acteurs locaux en faveur du développement durable.
Découvrez cette courte vidéo intitulée "Le dernier Coâc... Couac ?" enregistrée le 2 avril 2011, lors d'une sortie d'inventaire naturaliste, au niveau de la plus grande mare du crassier de Russange, deux jours avant son ensevelissement partiel. Les travaux situés sur la zone humide ont été interrompus le lundi 4 avril après l'intervention d'un membre de l'association Empreinte Positive.

Pour plus d'information, cliquez ici.

 

Pour visualiser la vidéo sur le site Dailymotion, cliquez ici

Mise à jour du 11 mai 2011 : un reportage de France 3 Lorraine, consacré aux impacts environnementaux des futurs aménagements
liés au projet de liaison routière Belval - Tiercelet, montre quelques images du crassier et rappelle les faits...

 

Pour visualiser la vidéo sur le site Dailymotion, cliquez ici

 

Note: Ne manquez pas l'article publié dans le journal official “Regulus” (tirage env. 14.000 exemplaires) de la Letzebuerger Natur- an Vulleschutzliga (LNVL) et disponible ici.
 
Lundi, 18 Avril 2011 10:29


Sur les traces de la connaissance...

Mercredi, 20 avril 2011

Une vingtaine de personnes ont répondu à l'invitation d'Empreinte Positive et ont participé à une promenade-découverte dans le bois de Selomont d'Hussigny-Godbrange/Vallée de la Moulaine ce dimanche 17 avril 2011. Les naturalistes en herbes ont pu découvrir les traces de nombreux animaux dont ceux du blaireau, du chevreuils, du sangliers, du renards, de petits rongeurs... Ils ont reçu quantité d'informations sur leurs comportements et leurs modes de vie. Ils ont également pu admirer une végétation variée et colorée dont la présence d'orchidées en fleur.

Parce que l'ignorance est mauvaise conseillère en matière de protection de l'environnement, nous espérons que cette sortie éducative participe à sensibiliser nos concitoyens, en particulier les plus jeunes générations, sur la nécessité de protéger une nature riche, diversifiée, mais également fragile.

 

Mike Ulmerich est intarrissable sur l'interprétation des traces d'origine animale

 

Les enfants ont beaucoup apprécié cette balade dominicale pendant laquelle ils ont pu poser de nombreuses questions

 

Empreinte Positive au Festival de l'environnement à Ottange
Dimanche, 17 avril 2011
Le 15 avril 2011, Empreinte Positive était invitée par le Lycée Saint-André d'Ottange à participer au Festival de l'environnement dans le but de sensibiliser les élèves à la richesse biologique locale, mais également aux problèmes de déchets que connaît le territoire. Les enfants ont été émerveillés par les photos de nature prises sur Micheville (orchidées, amphibiens, oiseaux, insectes et reptiles ) et ont été scandalisés par les photos d'insalubrités et pollution, en particulier de décharges sauvages et de brûlages à l'air libre. Empreinte Positive espère que ce contraste aidera les futurs citoyens à faire les bons choix et à ne pas reproduire les erreurs de leurs aînés.



 

 


Les incinérations de déchets se poursuivent

Samedi, 16 Avril 2011 10:15

Vendredi soir, un adhérent d'Empreinte Positive a constaté avec indignation que les brûlages de déchets se poursuivent sur le site d'une entreprise d'Audun-le-Tiche (voir les photos ci-dessous), pourtant située à proximité de la déchetterie communautaire d'Aumetz ! Prévenus, les gendarmes ont constaté l'infraction.

L'association avait alerté il y a un an par courrier Monsieur Piovano, maire d'Audun-le-Tiche et la présidence de la CCPHVA sur les pratiques illégales de cette entreprise (voir courrier du 10 avril 2010) puisque le maire, est, au titre d’Officier de Police judiciaire, la première autorité compétente pour l’application du Règlement sanitaire départemental, texte de référence en matière d’hygiène et de salubrité (interdisant notamment le brûlage à l'air libre de déchets). L'association n'avait pas obtenu de réponse à ce courrier. Les autorités  locales n'ont semble-t-il pas engagé d'actions pour faire cesser ces agissements.

Ces brûlages de déchets émettent de nombreux produits toxiques pouvant contaminer la chaîne alimentaire puisque leurs émissions sont situées à côté de champs agricoles et d'élevages bovins. L'association regrette que le message de prévention délivré par M. Haguenoer, professeur en Santé publique, sur les risques sanitaires liés à l'incinération de déchets à l'air libre (disponible ici) ne soit pas pris en compte et que ces pollutions parfaitement évitables continuent à dégrader notre environnement autant que notre santé.

 

Clichés pris le 15 avril 2011 sur les hauteurs d'Audun-le-Tiche

 


 Le 21 avril, la situation s'est aggravée puisque de nouveaux déchets ont été ajoutés, dont de nombreuses plaques en polystyrène comme le montrent les photos ci-dessous. Si ces déchets partent en fumée, c'est une énorme quantité de composés toxiques qui sera produite à proximité de champs et d'élevages bovins.
 

 

 

Clichés pris le 21 avril 2011 sur le même site...



 

Le 4 mai, le premier tas de déchets a disparu, vraisemblablement éliminée par le feu... Les effets de la chaleur étaient encore visibles sur les éléments en polystyrène épargnés par les flammes...

 

 

 

Clichés pris le 4 mai 2011 sur le même site...


 

Le 21 juin, des déchets ont été ajoutés et un nouveau tas contenant beaucoup de bois est en formation... Apparemment, aucune nouvelle trace de brulage... A l'évidence, il y a un problème de gestion de déchets sur ce site, situé pourtant à deux pas de la dédéchetterie d'Audun-le-Tiche. Affaire à suivre...


Clichés pris le 21 juin 2011 sur le même site...


 

Au 31 aout, de nouveaux déchets ont été ajoutés aux différents tas déjà présents. La rentrée augure-t-elle de bonnes résolutions avec un nettoyage en règle ? Ou prépare-t-on un futur site d'enfouissement ?...un énorme brasier ???


Clichés pris le 31 aout 2011 sur le même site...


 

Au 2 octobre, toujours plus de déchets et aucune solution en vue...


Clichés pris le 2 octobre 2011 sur le même site...


 Le 20 octobre, toujours autant sinon plus de déchets en tout genre...

 

Clichés pris le 20 octobre 2011 sur le même site... 


Nouvelle incinération !!!!!

Ni cet article  régulièrement mis à jour (voir ci-dessus), ni notre courrier d'alerte envoyé à la CCPHVA, ni notre discussion auprès d'un responsable du site, ni les mises en garde des gendarmes n'auront empêché un nouveau brûlage de déchets...
 
 
 
 Photos prises le 18 novembre 2011 sur le même site...

En avril, un responsable du site nous déclarait que les horaires de la déchetterie située pourtant juste à côté ne convenaient pas à ses ouvriers. Sept mois plus tard, aucune solution n'a visiblement été trouvée. Il est particulièrement regrettable qu'aucun argument ne l'ait convaincu d'arrêter ces brûlages irresponsables... ni la loi qui interdit ces pratiques, ni les risques sanitaires liés à l'émission de composés toxiques qui polluent air, sol et eau, contaminant au passage la chaîne alimentaire puisque le site de l'entreprise est situé à proximité de champs agricoles et de pâturages...
A l'évidence, ce n'est pas prêt de s'arrêter puisque de nouveaux déchets sont déjà visibles pour un futur feu (voir photos ci-dessus).
Etant un peu à cours d'idées, quel argument proposeriez-vous pour faire entendre raison à ces délinquants de l'environnement ?
Pour information, un email d'alerte a été envoyé le 21/11/2011 au sous-préfet de Thionville, à la mairie d'Audun-le-Tiche et aux responsables de la CCPHVA. Nous attendons leurs réponses et ne manquerons pas de vous en tenir informés...

MISE A JOUR DU 22 décembre 2011
 
Le sous-préfet a bien reçu notre courrier et a contacté les autorités locales. Mr André Parthenay, président de la CCPHVA a invité un membre de l'association à l'accompagner pour discuter avec le responsable du site. A l'issue de cette discussion, le responsable s'est engagé à ne plus brûler ses déchets. Aux dernières nouvelles, il aurait pris un abonnement avec la déchetterie mais ses ouvriers, peu sensibilisés aux risques de pollution, auraient du mal à respecter l'engagement de leur patron : ils ont déjà rebrulé... Une réunion d'information avec les salariés et des membres d'Empreinte Positive est envisagée prochainement.
A noter que d'autres entreprises problématiques ont également été visitées et chaque responsable rencontré s'est engagé oralement à arrêter les brûlages. C'est une bonne chose, mais les paroles devront être accompagnées de faits... L'association restera vigilante !

EPILOGUE - JANVIER 2012

Bonne nouvelle en ce début d'année 2012 : le site a été nettoyé comme le montre la photo ci-dessous. Empreinte Positive espère vivement que cette nouvelle annonce la fin définitive de la pollution de ce petit bout de terre...

 
 
 


Crassier de Russange : funeste printemps pour la nature

Mardi, 5 avril 2011 22 :44

Destruction d’espèces animales protégées, enfouissement des zones humides où évoluent ces espèces… Voilà comment on conduit le chantier de remblaiement du crassier à Russange !

En dehors de toutes les prescriptions réglementaires d’usage en matière de protection de la nature, Pélodytes ponctués, Crapauds calamites, Alytes accoucheurs, et autres espèces d’amphibiens protégés au niveau communautaire, figurent parmi les victimes peu ordinaires d’acteurs locaux peu scrupuleux.

Réalisés en pleine période de reproduction des amphibiens, ces travaux de remblaiement, sur la zone humide remarquable du crassier de Russange (dont les services de l’État et les acteurs locaux connaissent la richesse patrimoniale*), correspondent à une perte brute en termes de biodiversité : des amphibiens ont été enterrés vivants et leur habitat a été détruit en quasi totalité. Par ailleurs, plusieurs Alouettes lulu qui avaient été observées sur le site la veille des travaux ont été dérangées en pleine période de nidification.

Cet aménagement n’a pas fait l’objet d’une délivrance de dérogation de destruction d’espèces protégées et aucune mesure de compensation d’impacts n’a été instaurée (par exemple : déplacement des populations d'amphibiens dans une autre mare à proximité, mais non impactée par les travaux de remblaiement).

Pour comprendre les conséquences de ces travaux sur la biodiversité locale, il faut savoir que la cohabitation des trois espèces de crapauds (Pélodytes ponctués, Crapauds calamites, Alytes accoucheurs) présentes dans ces mares de Russange n’existe pas dans un rayon de plus de 80 km. Ce site est donc non seulement exceptionnel d'un point de vue patrimonial, mais il représente un réservoir génétique dont l'existence constitue à lui seul une assurance pour la pérennité de ces espèces.

 

Nous nous inquiétons de la poursuite des travaux et du possible comblement d’une petite partie épargnée d’une mare, où se sont réfugiés de nombreux amphibiens que l’on peut entendre chanter malgré le ballet incessant des camions. Pour cette infraction caractérisée, l’association Empreinte Positive a saisi les services de police de la nature et de l'eau.

Cette triste histoire n'est pas la première du genre. Pour rappel, deux infractions similaires avaient déjà été dénoncées par Empreinte Positive il y a 1 an environ (forages destructifs et ensevelissement de mares). Sans l'intervention de l'association, les dégats occasionnés auraient été pires et les infractions se seraient certainement poursuivies au mépris de la loi et de la biodiversité locale.

Ces travaux outrageusement irrespectueux des lois et de la biodiversité sont inquiétants au regard des nombreuses promesses faites sur le territoire par les acteurs locaux en matière de développement durable. Au-delà des belles déclarations d'intention, on peut constater que les acteurs locaux n’ont pas intégré cette nouvelle nature d’obligations oubliant de porter sur le territoire une vision globale des impacts cumulés des futurs aménagements. Le label EcoCité semble correspondre davantage à de l’opportunisme pour des acteurs locaux dépassés par les enjeux liés aux nouveaux modèles urbains et à leur gestion associée de l’environnement.

Si cette récidive d'ensevelissement de mares dénoncée dans le présent article n'est pas unanimement condamnée par les acteurs locaux, quelle crédibilité peut-on leur accorder sur la gestion écologique et durable de notre territoire ?

 

* Les espèces et habitats protégés ont été recensés dans le cadre des inventaires complémentaires Faune-Flore relatifs à la liaison routière Belval/A30 qui ont été réalisés en 2010 pour permettre la mise en œuvre de mesures de suppression/réduction/compensation d’impacts de la future infrastructure sur le milieu naturel. Les services de l'Etat (DREAL) ont également organisé des réunions d'information à destination des élus locaux pour les sensibiliser à la grande richesse naturelle du secteur. 

 

 


Ligne ferroviaire Fontoy-Audun-le-Tiche : remettons le train sur les rails !

Dimanche, 3 avril 2011 21:47

Opération symbolisant la circulation d’un train sur les rails, les militants du collectif « Les grands chemins du val d’Alzette » (constitué d’AGIRR – FNAUT, ERFFAL, le secteur fédéral CGT des cheminots de la région de Metz et Empreinte Positive) ont fait circuler ce dimanche matin un vélorail sur le tronçon terminal de la ligne ferroviaire Fontoy-Audun-le-Tiche.

Les militants du collectif dénoncent le démantèlement programmé de plus de 3 km de linéaire sur le tronçon terminal de la ligne, qu’il est prévu de condamner au profit du projet « Tout-routier » de liaison Belval/A30 (ou plutôt Belval/Tiercelet puisque le raccordement à l'autoroute n'est pas prévu à l'heure actuelle) qui empiète sur une partie de l’emprise ferroviaire à Russange et Audun-le-Tiche.

La fermeture de ce tronçon préfigure le démantèlement de la totalité de la ligne, puisque la possibilité de créer un nouveau tronçon Fontoy-Belval pour un Transport en commun en site propre (TCSP) (comme le permettrait un protocole foncier signé en 2009 entre EPF Lorraine, Réseau ferré de France et le préfet de Région) n’est, d’une part, pas considéré par les pouvoirs publics comme un projet à engager, et d’autre part, ne nous paraît pas techniquement réalisable.

Répondre aux problèmes de saturation routière du bassin de vie enclavé du Pays haut val d’Alzette par un projet « Tout-routier » configuré sur axe Est-Ouest est une incohérence puisque la plus grosse part du flux routier des frontaliers qui se déploie sur un axe Nord-Sud continuera à saturer le centre-ville d'Audun-le-Tiche.

Le collectif milite pour la réouverture au trafic voyageur de cette liaison ferroviaire (qui n’est plus en service depuis 1996) puisqu’elle permettrait de capter le flux des frontaliers venant de l’A30 et de connecter le val d’Alzette au réseau TER de Lorraine en direction de Thionville, Metz, Nancy via Aumetz et Fontoy, en évitant l'axe déjà surchargé Thionville-Luxembourg via Bettembourg.

Alors qu’il est urgent de réduire la place des transports fortement consommateurs de pétrole et grands émetteurs de gaz à effet de serre, la remise en service de la ligne de chemin de fer Fontoy-Audun-le-Tiche offrirait de belles opportunités de mobilité face à un projet de liaison routière totalement obsolète par rapport aux prescriptions de développement durable.

 

 

 


 

10 espèces de chauves-souris répertoriées sur Micheville

Mardi, 29 Mars 2011 13:18

L’année 2011-2012 a été déclarée « Année internationale de la Chauve-souris » par le PNUE (Programme des Nations unies pour l’Environnement) afin de mettre en lumière les qualités de ce petit mammifère qui représente un maillon essentiel dans l’équilibre des écosystèmes.

Les chiroptères sont très utiles pour l'homme et la nature. Ces animaux permettent de stabiliser les populations de nombreux insectes considérés comme nuisibles pour les cultures humaines, de maintenir l’équilibre des forêts de la planète en participant à la pollinisation ou à la dissémination des graines.

Or, malgré les efforts de conservation, la plupart des espèces chauve-souris sont menacées et leurs populations, à l'échelle mondiale, ont diminué de façon alarmante. La perte d'habitat, la déforestation, les perturbations liées aux activités humaines proches des sites d'hibernation, l'urbanisation croissante, la pollution atmosphérique, sonore et lumineuse,  les parcs d’éoliennes,  autant d’éléments qui ont pu participer à la fragilisation de l’espèce. Avec un seul jeune par femelle et par an, les populations sont vulnérables. Les 35 espèces de chauves-souris présentes en France et leurs habitats sont intégralement protégés par l'arrêté ministériel du 23 avril 2007 relatif à la protection des mammifères selon l'article L.411-1 du Code de l'environnement. 19 espèces sont classées dans la liste rouge de la faune menacée de France et 13 espèces sont présentes sur la liste rouge mondiale.

 Plus localement, notamment sur Micheville, ancien site minier devenu un poumon vert, l'association Empreinte Positive a collaboré avec la CPEPESC Lorraine (Commission de protection des eaux, du patrimoine, de l’environnement, du sous-sol et des chiroptères) pour recenser les espèces de chauves-souris. Micheville et ses alentours offrent toutes les qualités requises pour accueillir des chiroptères : réseaux de souterrains ouverts sur la friche, prairies sèches, forêts, anciennes fondations d'usines, galeries techniques, galeries de mines souterraines et anciens murs tels que le mur d'Aubrives représentent des habitats et des lieux de chasse ou de reproduction appropriés pour les chauves-souris.

Une première prospection à la fin de l’été 2010 avait révélé pas moins de 7 espèces dont le Grand murin (Myotis myotis) puis une deuxième observation hivernale est venue ajouter 2 nouvelles espèces à cette liste dont le spectaculaire Grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), le plus grand des rhinolophes européens. À cet inventaire une autre espèce non répertoriée précédemment a également été relevée sur ce site en 2010 lors des études complémentaires faune/flore réalisées dans le cadre du projet de liaison routière A30/Belval. Ces 10 espèces de chauves-souris bénéficient d'un statut de protection communautaire.

Les 2 sites Natura 2000 luxembourgeois qui entourent le secteur de Micheville hébergent elles aussi des chauves-souris : la zone Natura 2000 d’Esch-sur-Alzette sud-est « Anciennes mines/Ellergronn » comptabilise 7 espèces, et la zone Natura 2000 de Differdange-est « Prenzebierg/Anciennes mines et carrières » en inventorie 10.

Listes des espèces répertoriées sur Micheville :

Grand murin (Myotis myotis)

Vespertilion à oreilles échancrées (Myotis emarginatus)

Vespertilion de Natterer (Myotis nattereri)

Vespertilion de Daubenton (Myotis daubentonii)

Sérotine commune (Eptesicus serotinus)

Oreillard roux (Plecotus auritus)

Pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus)

Grand rhinolophe  (Rhinolophus ferrumequinum)

Vespertilion à moustaches (Myotis mystacinus) ou Vespertilion de Brandt (Myotis brandti)

Noctule de Leisler (Nyctalus leisleri)

 

 

Encore une décharge sauvage qui part en fumée...

Mardi, 29 Mars 2011 11:12

Dimanche 27 mars, en soirée, une épaisse fumée s'échappe de Micheville. Une nouvelle fois, les déchets d'une décharge sauvage se consument : un canapé et autres déchets ménagers sont partis en fumée en polluant inutilement l'environnement.

Cette recrudescence des brûlages à l'air libre sur le site (voir notre article en date du 6 mars 2011), est inquiétante pour la population vivant à proximité. L'association Empreinte Positive espère que les autorités locales prendront les mesures nécessaires pour endiguer ce phénomène de notre territoire.

 

 

 

 


 

Empreinte Positive au Championnat de Duathlon de Lorraine à Villerupt

Dimanche, 27 mars 2011

Le 27 mars 2011, Empreinte Positive présentait son exposition sur les richesses faunistiques et floristiques locales à l'occasion du Championnat de Duathlon de Lorraine à Villerupt. Très appréciée par les sportifs, la nature était à l'honneur de cet événement.

 

Installation de l'exposition la veille de l'événement

 

Questionnaire adressé aux candidats aux cantonales 2011
Jeudi, 17 mars 2011
Les élections cantonales 2011 représentent une bonne occasion pour débattre des problématiques du territoire, en particulier de l'organisation des transports et l’amélioration du cadre de vie.  Parce que les élus locaux ont une grande responsabilité dans l’application des bonnes pratiques de développement, écologiquement et socialement soutenables, il est intéressant de connaître leurs projets avant chaque élection. C'est donc le débat démocratique qui a motivé cette démarche citoyenne.
Regroupés au sein du collectif Les grands chemins du val d’Alzette, le Secteur fédéral CGT des cheminots de la région de Metz, et les associations ERFFAL, AGIRR-FNAUT, Empreinte Positive ont élaboré une série de questions adressées début mars 2011 aux candidats des cantons de Villerupt et de Fontoy.

A ce jour, uniquement trois candidats des deux cantons ont apporté des réponses au collectif Les grands chemins du val d'Alzette. Nous les remercions pour leur contribution.

 

Ont également reçu le questionnaire mais pour l'heure nous n'avons pas obtenu de réponse :

  • Pour le canton de Fontoy : Michel Jakubczyk (POI), Jacky Aliventi (PS), Sylvie Thomas (UMP), Fabrice Bertram (FN)
  • Pour le canton de Villerupt  : Joseph Sarnari (UMP), Françoise Kral (POI), Francis Herbays (PS)

Voici le questionnaire qu'ils ont reçu (une version pdf est disponible en cliquant ici) :

Mobilité et transports

L'attractivité du bassin d'emplois luxembourgeois fait peser sur le bassin de l’Alzette un important trafic routier transfrontalier, avec une saturation aux heures de pointe des principales voies de circulation, notamment à Audun-le-Tiche et Villerupt. En réponse à ces problèmes d’engorgement du trafic, les conseils généraux mosellan et meurthe-et-mosellan portent le projet de liaison routière A30/Belval.

Ce projet « tout routier » d’avenue urbaine est contraire aux engagements du Grenelle 2 qui visent notamment, par le déploiement de transports collectifs urbains et périurbains, à assurer une politique de transport cohérente, plus respectueuse de l’environnement tout en assurant les besoins en mobilité.

La liaison routière ne s’inscrit pas dans le traitement des points de congestion puisque l'augmentation des capacités routières ne pourra pas désengorger le centre-ville d’Audun-le-Tiche : l’essentiel des automobilistes constituant la principale part du flux routier venant d'Aumetz, de l’A30 et de Fontoy, continuera à traverser la ville pour rejoindre la future route.

La nouvelle infrastructure permettra aux plus gros poids lourds venus de Belgique de rejoindre la France via le Luxembourg, tout en évitant Zoufftgen (actuellement les gros poids lourds n’ont pas la possibilité de passer dans l’agglomération d’Audun-le-Tiche à cause du pont-rail au niveau de la frontière, qui impose une contrainte de hauteur). Ainsi, la voie pourrait se transformer en « couloir à camions », occasionnant pollution atmosphérique, nuisances sonores, insécurité routière supplémentaires dans l’agglomération.

Le projet de liaison routière A30/Belval ne correspond pas à un programme d'aménagement durable prenant en compte le développement du transport intermodal : la liaison routière Belval/A30 condamne l’ancienne voie ferrée Fontoy/Audun-le-Tiche. Pourtant une remise en service de cette voie ferrée pourrait régler une partie des problèmes de mobilité en permettant de connecter le val d’Alzette au réseau TER de Lorraine en direction de Thionville, Metz, Nancy via Aumetz et Fontoy.

1. Quelles mesures envisagez-vous pour réduire la place, dans l’agglomération, des transports fortement consommateurs de pétrole et grands émetteurs de gaz à effet de serre, et pour augmenter l’offre en moyens de déplacements plus propres (train, transports collectifs, vélo…) ?

 2. Quelles mesures envisagez-vous pour développer le transport intermodal ?

 3. Envisagez-vous la création d’un réseau cyclable et piéton sécurisé continu entre les villages de la communauté de communes du Pays Haut Val d’Alzette ?

 4. Quelles solutions envisagez-vous pour que la liaison routière en projet ne se transforme pas en « couloir à camions » ?

 5. Jugez-vous l'accessibilité des localités du canton suffisante en transports collectifs depuis les villes de Lorraine les plus proches ? Envisagez-vous des mesures particulières ?

 6. Seriez-vous prêt à ouvrir rapidement le débat sur l’opportunité de la remise en service de la liaison ferroviaire Fontoy-Audun ?

 7. Quelles sont selon vous les principales contraintes de la réhabilitation de la ligne ferroviaire ?

 

Aménagement du territoire et patrimoine naturel

Lors du choix du tracé en 2005, l’étude préliminaire de la liaison routière A30/Belval, basée sur des données bibliographiques datant de 1994, avait largement sous-estimé l’impact environnemental du projet : l’étude d’impact n’avait fait état que d’une petite dizaine d’espèces protégées et les fonctionnalités écologiques locales et transfrontalières n’avaient pas été étudiées.

Une étude complémentaire faune-flore a été menée par les conseils généraux mosellan et meurthe-et-mosellan en 2010, à la suite d’un avis émis par l'Autorité environnementale. Cet inventaire a révélé d’une part, sur le tracé de la route, un très grand nombre d’espèces et habitats protégés (pour information, l’étude des structures naturalistes de Lorraine a fait état sur le secteur de près de 70 espèces et habitats protégés au niveau communautaire, national ou local). D’autre part, un échange de faune entre le site de Micheville et les sites protégés luxembourgeois frontaliers, intégrés au réseau Natura 2000, a été identifié, attestant que le couloir de dispersion (corridor écologique) reprend exactement l’ancienne voie de Micheville (futur tracé routier). Entravant la mobilité des populations animales entre les différents habitats vitaux, la liaison routière pourrait menacer la survie de nombreuses espèces protégées de part et d’autre de la frontière (mortalité par collision, confinement, fragmentation, pollutions lumineuses…).

Avant la fin de l’année 2011, des demandes de dérogation au titre de la destruction d'espèces et habitats protégés auprès du Conseil national de protection de la Nature (CNPN) vont être instruites par les conseils généraux, et l'issue de ces demandes de dérogations conditionne les travaux. Dans le cas d’un avis favorable, des mesures de suppression, de réduction, de compensation d’impacts pourraient considérablement alourdir le budget financier du projet routier.

Dans le contexte d’Opération d’intérêt national et d’éco-agglomération transfrontalière, le projet routier A30/Belval qui entre dans le cadre plus général du développement économique du territoire, risque de constituer l'une des principales causes de dégradation de l’environnement au niveau du bassin transfrontalier par artificialisation des sols et fragmentation des habitats : il est regrettable qu’un diagnostic global des contraintes environnementales frontalières n’ait pas été instruit en amont de ce grand projet de développement.

8. Quelles mesures envisagez-vous pour préserver la richesse naturelle et paysagère exceptionnelle de Micheville, constitué d’une mosaïque d’habitats (réseaux de mares, prairies humides, taillis arborescents, fronts de taille, éboulis thermophiles, prairies sèches calcaires, mines souterraines…) et pour éviter une fragmentation du territoire préjudiciable à la biodiversité ?

 9. Au vu des insuffisances de l’étude préliminaire du projet routier, des nouvelles données environnementales et des coûts supplémentaires que vont occasionner les mesures de compensation d’impact, seriez-vous prêt à inciter les conseils généraux à instruire une nouvelle enquête publique afin d’étudier d’autres variantes au tracé routier ?

 10. Que proposeriez-vous pour intégrer les projets de développement dans une stratégie globale de développement durable (notamment par exemple, en mettant en œuvre à l’échelle du canton un Agenda 21) ?

 11. Envisagez-vous de proposer dans des délais brefs l’instruction d’un diagnostic global des contraintes environnementales afin de prémunir le territoire d’une urbanisation anarchique ?


Préservation de la nature et qualité de vie

De nombreuses atteintes environnementales sont recensées sur le territoire du Pays Haut Val d’Alzette, en particulier aux abords de Micheville qui est un ancien site sidérurgique de 350 hectares géré par l'Établissement public foncier de Lorraine mais non surveillé depuis le démantèlement des usines. Le territoire est particulièrement la cible de pratiques illégales d’élimination de déchets (brûlages à l’air libre ou dépôts sauvages de déchets ménagers ou issus de la démolition, inertes ou non inertes). Ces pratiques font peser un risque important sur les populations alentour et le milieu naturel. Les contrevenants passent souvent entre les mailles du filet des sanctions car peu de moyens sont mis en œuvre pour établir des flagrants délits.

Alors que l’accès est interdit à tout véhicule sur le site de Micheville, de nombreux quads et motos circulent hors piste. Ces véhicules représentent une réelle nuisance sonore pour les riverains vivant à proximité de l'entrée de Micheville, et leur passage est lourd de conséquences pour l’espace naturel (érosion du sol, détérioration de la flore et dérangement des animaux sauvages).

12. Afin de réduire ces atteintes environnementales, envisagez-vous de demander aux autorités compétentes (douanes, police, gendarmerie, services départementaux de l'Écologie et de l'Agriculture…) de coordonner une surveillance plus intensive sur les sites concernés et d’organiser des opérations « coup de poing » de contrôle ?


Santé-environnement

Toutes les analyses de sol réalisées sur Micheville portées à notre connaissance confirment une pollution importante des sols (hydrocarbures tels les PCB, le benzène ; métaux lourds tels le plomb, le cadmium ; gaz tels le naphtalène, le m-p xylène…). Cette pollution est consécutive à une activité sidérurgique passée importante et à l'absence de mesures de protection de l'environnement, notamment au moment du démantèlement des usines.

Pourtant, alors qu’il est maintenant bien établi qu’une des conséquences les plus fréquentes et les plus pénalisantes sur le plan sanitaire de la présence de sols pollués est la dégradation de la qualité de l’air intérieur des bâtiments construits sur ou à proximité des sites, de nombreux projets d'aménagement urbain sont en cours d'élaboration sur Micheville, dont la construction d’habitat dans le cadre de la future ÉcoCité.

Il nous a été indiqué par des acteurs locaux que la dépollution partielle des zones d'aménagement sera du ressort des investisseurs et des entrepreneurs qui, pour augmenter leurs marges, pourraient être tentés de se limiter à un minimum : une pollution résiduelle pourrait ainsi exposer les futurs habitants du site à des risques sanitaires potentiellement lourds de conséquences.

13. Au regard de cette menace sanitaire et en vertu du principe de précaution, pensez-vous qu’il est justifié de construire de l’habitat sur Micheville ? Pensez-vous que la dépollution des sols est financièrement soutenable ?

             


 
 

Des inquiétudes en béton...

Jeudi, 17 Mars 2011 13:53

S’il est un chantier qui suscite bien des interrogations, c’est celui de la centrale à béton Holcim Bétons SAS qui a débuté mercredi 9 mars 2011. Première pierre d’un aménagement de Micheville-bas particulièrement convoité par les élus locaux dans le cadre de l’ÉcoCité, cette imposante exploitation industrielle sera située à moins de 150 mètres d’une cité minière russangeoise, au coeur d’un espace abandonné, caractérisé par une biodiversité exceptionnelle.

 

Les incertitudes relatives à l’impact de l’installation sur la qualité de vie des populations riveraines sont multiples : L’exploitation sera-t-elle génératrice de bruit et de poussières ? À la fin du printemps, lorsque la centrale sera en activité, pourra-t-on encore ouvrir les fenêtres ? Cette exploitation va-t-elle défigurer le paysage depuis les jardins de la cité ouvrière ? Doit-on craindre la cadence infernale d’un ballet de poids lourds dans l’agglomération pour approvisionner le site en matériaux ? Malgré les prescriptions réglementaires relatives à cette Installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE), l’éventualité que les riverains puissent durement ressentir des nuisances n’est pas exclue. L’association Empreinte Positive se tient à la disposition de la population afin de centraliser les éventuelles réclamations relatives à la conformité, qu’elle se propose le cas échéant de formuler aux services d’inspection concernés.

 

Plus inquiétant, l’impact sur le plan sanitaire du chantier de construction est une question centrale : située sur le terrain de l’ancien moulin à scorie de Micheville, la mise en place de l’exploitation nécessite l’excavation de terres polluées par des métaux lourds dont le plomb. Ces terres resteront sur place puisque l’exploitant a choisi de ne pas les retraiter, mais elles sont actuellement retournées et déplacées sur la zone de chantier dans le cadre des travaux d'installation. Des mesures sanitaires adaptées sont-elles prises pour prémunir les ouvriers du chantier et les riverains des éventuelles émanations de composés toxiques préjudiciables à la santé ?

 

Alors que les politiques locaux se félicitent de mener une politique d’aménagement durable du territoire dans le cadre de l’éco-agglomération transfrontalière, on peut s’interroger sur la totale absence d’évaluation environnementale des travaux de cette exploitation sur la ressource naturelle du secteur. En janvier 2010, Empreinte Positive avait saisi l’autorité préfectorale sur les possibles conséquences néfastes de l'installation de la centrale à béton sur la richesse écologique de Micheville afin que la société puisse mettre en oeuvre d’éventuelles mesures de compensation. Alors que notre demande était en cours d’instruction auprès des services de la DREAL Lorraine, le 9 mars 2011, la société Holcim Bétons SAS, pourtant informée de la requête, a entrepris hâtivement les travaux de défrichement sur les 60 ares de l’exploitation, localisés sur une espace naturel de 500 hectares concerné par un projet de classement ZNIEFF (Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique). Ce projet de ZNIEFF, attestant de la richesse naturelle exceptionnelle de la friche industrielle et des mines à ciel ouvert de Micheville et de Rédange, frontalières avec la réserve naturelle de Differdange-Est classée Natura 2000, est actuellement en cours de validation finale auprès du Muséum d’Histoire naturelle à Paris. Saisis par Empreinte Positive, les services de la DREAL Lorraine s’attachent à prescrire à Holcim Bétons SAS des mesures complémentaires de réduction de l’impact environnemental. S’il est trop tard pour compenser la perte d’habitat naturel due au défrichement, le géant du béton devra néanmoins se prémunir de toute entrave à la circulation des espèces sauvages tout en garantissant que le bassin de décantation ne devienne pas un piège à amphibiens. Une attention particulière devra être portée sur l’impact des travaux et des futures activités du site sur les chiroptères (10 espèces protégées de chauves-souris, dont le Grand rhinolophe ont été recensées sur Micheville) : en effet, sur le terrain de la future centrale à béton, un mur datant de l’exploitation minière a été mis au jour par les travaux de défrichement et correspond à un gîte tout à fait favorable pour les chauves-souris.

 

On comprend bien que le projet d’implantation de la centrale à béton Holcim corresponde à la vive volonté des politiques locaux d’avoir sur place la matière première nécessaire aux constructions et à l’édification d’une nouvelle zone urbaine. Cependant, les espoirs portés sur le développement économique du secteur frontalier ne doivent pas se convertir en une urbanisation précipitée. Les principes d’aménagement durable doivent assurer une répartition cohérente des futures activités et des constructions sous peine de nuire à la qualité de vie des riverains qui aspirent à un cadre de vie exempt de nuisances et de fragmenter les espaces naturels remarquables en portant atteinte à la biodiversité et au paysage.


Photo : défrichage du terrain d’Holcim Bétons SAS (11/03/2011)

 

Une décharge à ciel ouvert part en fumée

Dimanche, 06 Mars 2011 23:57

Dimanche 6 mars 2011 vers 18h30, une grande partie de l'une des décharges sauvages à ciel ouvert situées sur Micheville-bas (territoire communal de Russange) a été incendiée, calcinant pneus, téléviseurs, ordinateurs, matelas, vieux jouets et sacs poubelle remplis de déchets ménagers.

Sur Micheville, 6 mars 2011, la fumée noire et toxique pouvait être aperçue de loin...

Tandis que les gendarmes de la brigade d’Audun-le-Tiche constataient les faits, les sapeurs-pompiers audunois sont intervenus pour circonscrire les flammes. Les secours ont mis une bonne demi-heure à éteindre le feu pour éviter qu’il ne se propage aux autres déchets jonchant le sol.

Malgré toutes les démarches de l'association, aucune action ne semble être engagée afin d'éviter ces insalubrités et pollutions récurrentes sur le territoire. L'association déplore par ailleurs que plusieurs entreprises basées sur Micheville éliminent encore régulièrement leurs déchets d'activité par le feu, exposant inutilement les populations alentour aux fumées toxiques.

Micheville, 6 mars 2011 : les restes calcinés de la décharge sauvage

 

Pour un rappel des risques liés à l'exposition de telles fumées, regardez notre vidéo en cliquant ici.

 


MICHEVILLE, des enjeux grandeur Nature !

Jeudi, 10 Février 2011 11:20

Les vidéos de notre conférence sont enfin disponibles !

Si vous n'avez pas pu assister à notre première conférence, voici l'occasion de vous rattraper :

     

Après une brève introduction des problèmes de pollution et des enjeux liés au site de Micheville (vidéo 1), vous apprendrez quels sont les risques liés au brûlage de déchets à l'air libre (vidéo 2). Vous découvrirez également la biodiversité et l'écologie des anciennes carrières (vidéo 3). Enfin, André Parthenay présente sa vision d'élu sur l'aménagement de ce site exceptionnel (vidéo 4).

N'hésitez pas à diffuser ces vidéos autour de vous pour sensibiliser vos amis !

 


Rencontre avec la DG Environnement de la Commission européenne

Mardi, 25 Janvier 2011 10:49

Le lundi 24 janvier 2011, des associations françaises actives dans le domaine de l'environnement étaient conviées à rencontrer à Paris une délégation de la direction générale de l'Environnement de la Commission européenne sur la thématique du traitement des plaintes et infractions environnementales. Deux représentants d'Empreinte Positive étaient présents à cette rencontre et ont pu faire état des menaces qui pèsent sur le milieu naturel du Pays Haut Val d'Alzette : le projet d'infrastructure routière et les projets d'aménagements relatifs à l'EcoCité et l'Opération d'intérêt national exercent une pression sur le milieu naturel alors qu'aucune étude globale des contraintes environnementales transfrontalières n'a été menée. Les membres d'Empreinte Positive ont également remis un document sur les infractions couramment constatées sur le territoire : décharges sauvages de déchets en milieu naturel, brûlages à l'air libre de déchets d'activité, circulation hors piste d'engins motorisés dans les espaces naturels, remblaiement de zones humides... Nous tiendrons informés les représentants de la direction générale de l'Environnement des problématiques environnementales du Pays Haut Val d'Alzette. Nous espérons que cette démarche citoyenne contribuera à garantir le respect de l'environnement sur notre beau territoire. 

 

 


 

Le projet de liaison routière A30-Belval en question (suite)

Vendredi, 07 Janvier 2011 14:20

Les problématiques soulevées par le projet de liaison Belval - Micheville - Tiercelet que nous avons déjà abordées à plusieurs reprises sur ce site, ont fait l'objet de deux articles dans la presse locale :

Ces deux articles expliquent clairement l'impact négatif des travaux et des futurs aménagements sur la faune et la flore locales. Cependant, l'association souhaiterait insister sur quelques aspects touchant à la mobilité : cette nouvelle route risque de ne pas résoudre les problèmes de mobilité transfrontalière pourtant à l'origine du projet. Nous en faisions un inventaire non exhaustif dans notre précédent article sur le sujet (engorgement d'Audun-le-Tiche, passage des poids lourds...). A ce sujet, nous vous invitons également à lire l'article de l'association AGIRR FNAUT Lorraine : "Le contournement d’Audun le Tiche ne résoudra pas l’engorgement de la ville".


A noter qu'un permis de construire a déjà été délivré pour la construction d'une centrale à béton Holcim sur le site de Micheville à Russange. Empreinte Positive regrette qu'aucun inventaire de la faune et de la flore n'a été réalisé pour limiter l'impact des travaux. Outre les problèmes environnementaux, cette centrale dont l'objectif est le développement urbain du secteur, risque d'augmenter considérablement le trafic d'une route déjà largement saturée.

Un petit mot, pour conclure, à l'attention des financeurs et des entrepreneurs qui souhaitent construire de l'habitat et aménager les bords de l'Alzette et en particulier les zones humides du cours d'eau Beler. Les fortes crues dues aux précipitations et à la fonte rapide de la neige (annoncées ici) devraient être interpretées comme autant d'appels à la prudence quant à l'aménagement de ces sites...

 

 


Le projet de liaison routière A30-Belval en question

Lundi, 22 Novembre 2010 00:00

Audun-le-Tiche, dans l’enfer du trafic automobile

L’agglomération d’Audun-le-Tiche souffre de congestion du trafic automobile avec le passage de 20 000 véhicules par jour. L’engorgement routier occasionne pollution atmosphérique, nuisances sonores, insécurité routière dans le centre-ville et gaspillage de temps pendant les trajets pendulaires : le volume du trafic dégrade ainsi la qualité de vie des Audunois et des habitants des villes voisines.

Cette situation empire, et frontaliers et riverains réclament à juste titre, depuis un grand nombre d’années, des solutions efficaces en termes de gestion des déplacements urbains et des transports dans ce bassin de vie enclavé. Au problème épineux de saturation de l’axe principal, les acteurs locaux répondent par le projet de liaison routière A30-Belval qu’ils qualifient de « Contournement d’Audun-le-Tiche ». Ce concept attrayant ne peut qu’être bien accueilli par la population.  

 

Un projet routier pour le développement économique du territoire

Cependant, si effectivement on peut estimer qu'une des solutions à donner à l’asphyxie de l’agglomération est de concevoir une véritable ceinture périphérique, l’association Empreinte Positive ne peut que déplorer l’emploi abusif du terme « contournement » : au vu du tracé de ce projet de route qui ne contourne pas l’agglomération, de sa longueur, des aménagement futurs qu’il suscite, il apparaît clairement que les acteurs locaux tentent de concevoir un nouvel axe urbain, voué au développement d'une nouvelle zone urbaine avec l'espoir de bénéficier d'importantes retombées économiques liées au projet Belval du Luxembourg.

Empreinte Positive ne polémique évidemment pas sur le bien-fondé du développement économique du territoire, mais propose de discuter objectivement des limites que pose ce projet d’ « avenue urbaine », en termes de mobilité, de préservation de la biodiversité et de développement durable.

 

Quelles avancées pour la mobilité ?

  • La partie meurthe-et-mosellane du projet se borne à reprendre une ancienne voie existante et très sinueuse. Outre ses détours invraisemblables, le tronçon ne rejoint pas l'A30. Ainsi, parler de « liaison » routière Belval-A30 est un abus de langage puisque à ce jour aucune liaison vers l'A30 n'est envisagée. Dans ce contexte, il est plus juste de faire référence au projet sous la dénomination de « liaison routière Belval - Micheville - Tiercelet ».
  • De façon générale, étant donné l’ampleur de la circulation au Grand-Duché, cette infrastructure capterait spontanément l’important trafic des axes voisins. En reliant Audun-le-Tiche à un grand carrefour luxembourgeois, tout en évitant la traversée d’Esch-sur-Alzette, cette route amènerait donc du transit supplémentaire dans le tissu urbain et les nombreux rond-points de l’infrastructure ralentiraient le trafic dense.
  • Si on peut se féliciter que, dans un premier temps, Russange et quelques rues d'Audun-le-Tiche bénéficieraient effectivement d'un allègement du trafic routier, il est important de souligner que la circulation resterait dense sur l'axe venant d'Aumetz : le centre-ville d’Audun-le-Tiche ainsi toujours saturé, la route ne répondrait pas à son objectif premier de désengorgement. Dans ce contexte, comment ne pas s’interroger sur la pertinence du tracé : imaginez un bus desservant l’aire de co-voiturage de Crusnes restant coincé dans le trafic à partir d’Aumetz !
  • Le vendredi 5 novembre 2010, les élus de la CCPHVA inauguraient l'Écoparc, une zone d'activité économique qui représente 3 hectares sur le site de Micheville. Cette zone d'activité serait directement reliée à la future route « Belval - Micheville - Tiercelet ». On sait que l’urbanisation va de paire avec l’intensification du trafic. Ainsi, de nombreux projets en étude ou annoncés (hôpital transfrontalier, data center, centrale à béton etc.) vont générer un flux de véhicules supplémentaires et nous avons à craindre une densification du trafic.
  • Avec la liaison routière, d’autres communes comme Tiercelet et Rédange risqueraient de voir apparaître de nouveaux problèmes d'engorgement, d’insécurité routière et de nuisances sonores.
  • Un problème se poserait pour les plus gros poids lourds, qui actuellement n’ont pas la possibilité de passer dans l’agglomération d’Audun-le-Tiche à cause du pont-rail au niveau de la frontière, qui impose une contrainte de hauteur. La nouvelle infrastructure supprimerait cette contrainte, et permettrait aux grands camions en transit venus de Belgique de rejoindre la France via le Luxembourg, tout en évitant Zoufftgen. De quoi séduire nombreux routiers arrivant par la Belgique.

 

La mise en péril d’un corridor écologique

Sur le tracé routier et à proximité, une richesse naturelle exceptionnelle a été inventoriée par les structures naturalistes lorraine et luxembourgeoise : on dénombre quelque 80 espèces sensibles ou rares, protégées pour la plupart au niveau communautaire. La richesse de la biodiversité vient du fait que le tracé routier se trouve au cœur d’un corridor écologique reliant  Micheville et la plaine humide du Beler à deux sites luxembourgeois intégrés au réseau Natura 2000 (Prënzebierg et Ellergronn). Au regard des connaissances naturalistes acquises, nous pouvons considérer que ce corridor biologique frontalier assure la pérennité d’un grand nombre d’espèces rares. Ce réseau écologique comporte divers habitats à intérêt biologique majeur.

Le maintien du réseau écologique se justifie pleinement pour la conservation de la biodiversité de part et d’autre de la frontière. Pourtant, le corridor biologique risque d’être mis en péril par le projet de liaison routière Belval-A30. L’urbanisation et la fragmentation des milieux détruisent les continuités écologiques et entraînent irrémédiablement l'érosion de la biodiversité en diminuant les capacités de dispersion et d’échanges entre espèces animales et végétales.

La présence des espèces et habitats d’intérêt communautaire va nécessiter des demandes de dérogations au titre de la destruction d’espèces protégées et la mise en place de mesures de réduction d’impacts ou de mesures compensatoires. Celles-ci vont avoir des incidences financières sur le projet. En effet, ces coûts annexes n’avaient pas été pris en compte lors de l’élaboration du projet routier puisque en 2005, l’étude d’impact environnemental, reposant sur des données bibliographiques datant de 1992,  ne faisait pas état d’une telle richesse naturelle.


cliquer sur la carte pour l'agrandir


Quelle alternative ?

C'est certainement le pire scénario qui a été retenu si l'on considère son impact sur l'environnement ou sa capacité à résoudre les problèmes de mobilité transfrontralière. Ce tracé a été choisi pour des raisons économiques et l'argument de mobilité est utilisé abusivement pour promouvoir ce projet.

Miser sur la « liaison » routière, avec le tracé tel qu’il est défini actuellement, risque de provoquer un véritable scandale, si, dans quelques années, les habitants des communes de la CCPHVA constatent que la route ne résout pas les problèmes de mobilité transfrontalière, particulièrement à Audun-le-Tiche, Villerupt, Rédange et Thil, et que l'argent public a été dépensé inutilement.

Parce que ces travaux engagent le territoire pour des décennies, Empreinte Positive souhaite que des alternatives au tracé soient réétudiées à la lumière des données environnementales (corridor écologique, richesses naturelles) et selon les prescriptions du développement durable, et prenant en compte l’impact climatique d’une telle infrastructure routière.

Pour désengorger ce véritable nœud urbain, les planificateurs et gestionnaires de la CCPHVA se doivent de structurer, dans une logique de multimodalité, une offre de mobilité où chaque mode de transport trouve un espace à sa mesure, assurant sécurité, maillage des espaces de circulation et de transports multimodaux et respect de la biodiversité.

 

Donnez votre avis

À l’instar d’Empreinte Positive, d’autres voix dénoncent ou ont dénoncé l’incohérence du projet routier vis-à-vis de son impact sur la biodiversité, des problèmes spécifiques locaux de mobilité, des contraintes dues au réchauffement climatique. Ainsi, plusieurs associations (Mirabel LNE, Agirr-FNAUT, LPO Moselle et Flore54) ont co-signé avec Empreinte Positive un dossier de presse qui alerte l'opinion publique sur les risques et lacunes du projet.

Voir également la question posée au Sénat par Monsieur Jean-Louis Masson en 2003 et l’article de 2009 de Maurice Pierron, président des frontaliers français du LCGB.

Les questions soulevées par la « liaison Belval – Micheville – Tiercelet » ne concernent pas seulement les acteurs locaux mais également l'ensemble des riverains de la CCPHVA et les personnes qui seront amenées à utiliser les futures infrastructures. Parce que nous souhaitons le débat public, nous avons créé un espace dédié au projet routier sur notre forum de discussion. Venez nombreux donner votre opinion sur le sujet.

 

Route d'Hussigny : la vigilance est plus que jamais de mise

Mardi, 02 Novembre 2010 14:15

La route communale rédangeoise reliant Rédange à Hussigny est interdite à toute circulation par arrêté municipal depuis 2009. Cette décision a été prise pour éradiquer le problème des décharges sauvages qui fleurissaient tout le long de cette route cabossée et peu fréquentée. Une barrière a été installée à Rédange pour interdire le passage à tous les véhicules. Après quelques semaines, cette barrière a été vandalisée. Aujourd'hui, Empreinte Positive constate que de nouveaux déchets sont régulièrement déchargés sur cette route et dans les fossés aux abords (voir les photos ci-dessous, prises le 1er novembre 2010) et souhaite alerter les pouvoirs publics afin que la situation n'empire pas... Rappelons que la route est bordée de pelouses sèches abritant une faune et une flore à fort intérêt biologique.

 

 

 

Récidives de brûlages à l'air libre

Vendredi, 24 Septembre 2010 20:13

Malgré tous les efforts des membres d'Empreinte Positive pour alerter les responsables locaux sur la nécessité de sensibiliser les habitants de la CCPHVA aux problèmes sanitaires liés au brûlage de déchets, de nombreux feux ont encore été allumés ces dernières semaines sur le territoire.

A noter que la responsabilité des communes peut être engagée dans la mesure où l'association les a informées par courrier des lieux où se déroulent certains brûlages.

Voici quelques photos prises récemment et qui se passent de commentaires...

 

 

 

 

 

 


Quand on constate que l'incinération de déchets verts dégrade la qualité de l'air (voir document FRAPNA reproduit ci-dessous) et que l'on sait que la combustion des déchets plastiques augmente significativement la nocivité des fumées, on ne peut admettre que cette pratique illégale se perpétue sur notre territoire.

 


Un point sur la ligne THT à Rédange

Mercredi, 22 Septembre 2010 09:13

En cette rentrée 2010, voici un point sur la situation concernant la ligne THT Moulaine-Belval et plus particulièrement à la partie luxembourgeoise du tracé qui devrait passer à moins de 30 mètres de 9 habitations françaises de Rédange (Moselle).

Pour rappel, Sotel, gestionnaire des réseaux électriques du Grand-Duché de Luxembourg, souhaite installer une nouvelle ligne Très Haute Tension (THT) 2 x 250.000 volts reliant Moulaine (France - Meurthe-et-Moselle) aux installations sidérurgiques de Belval (Luxembourg). Les travaux ont déjà commencé alors qu'aucune étude d'impact environnemental ni aucune enquête publique n'ont été commanditées pour évaluer les risques sanitaires liés aux rayonnements électromagnétiques de la partie luxembourgeoise du tracé impactant la France (voir notre article précédent pour plus de détails).

Pour être complet sur le contexte de l'installation de la nouvelle ligne électrique, il faut rappeler que les installations de Belval sont déjà alimentées par un autre réseau et, à notre connaissance, celui-ci remplit pleinement sa fonction. La nouvelle ligne THT permettrait à Arcelor Mittal, gros consommateur d'énergie, de faire jouer la concurrence sur les prix de l'électricité en introduisant un nouveau fournisseur dans la balance des négociations tarifaires. De gros enjeux financiers seraient à l'origine de la nouvelle infrastructure électrique.

Greenpeace Luxembourg critique les irrégularités du chantier au regard des lois et réglementations en vigueur et a remis en cause l'autorisation ministérielle d'août 2008 en portant plainte auprès du Tribunal administratif. De plus, depuis le début des travaux, de nombreuses entorses à l’autorisation ministérielle ont été constatées : dégradations des zones Natura 2000, illégalité des périodes de déboisement... (voir la lettre ouverte de Greenpeace à Marco Schank).

Empreinte Positive inquiétée par la situation du côté français a contacté Monsieur le Préfet de Moselle par courrier en date du 15 juin 2010. Le 23 juillet nous recevions une première réponse, complétée le 14 septembre par un second courrier n'évoquant pas l'instruction d'une enquête publique et étude des impacts sanitaires.

Empreinte Positive regrette cette décision qui néglige le respect de la loi en matière d'installation de ce type. A noter que le principe de précaution avait été appliqué pour cette même ligne dans sa partie meurthe-et-mosellane en contraignant le maître d'ouvrage à revoir sa copie et à éloigner la ligne des habitations. Au regard de la réponse fournie par le préfet, il semblerait que les Français frontaliers ne soient pas soumis aux mêmes prescriptions que les administrés résidant à l'intérieur des terres...

Empreinte Positive reste donc mobilisée sur cette affaire et ne manquera pas de vous tenir informés des suites de ses actions.

 

Des pavés dans la mare

Vendredi, 10 Septembre 2010 16:38

A l'arrière du crassier de Rédange, près du lotissement Nouvelle Cité, des riverains sont témoins depuis plusieurs semaines du remblaiement progressif d'une zone humide. Il s'agit  d'une petite source entourée d'une  végétation très dense dominée par des arbustes, des phragmites, des prêles des marais. Les remblais sont principalement constitués de terre, gravats et de divers matériaux de construction pouvant contenir différentes matières non inertes.  Du chemin qui longe le crassier, les camions déchargent les remblais sur la zone humide située en contre-bas ainsi que sur la partie haute du chemin.


Le 10 septembre 2010, Empreinte Positive a alerté la gendarmerie d'Audun-le-Tiche à la suite du dépôt d'une substance noirâtre non identifiée, effectué par un tracteur. D'après les prélèvements réalisés sur place par les gendarmes, il s'agissait d'une substance grasse. Ce dépôt a été rapidement recouvert par de la terre amenée par des camions.

Ce remblaiement et ces dépôts s'apparentent à des décharges sauvages puisque les dépôts sont réalisés par de nombreux camions de différentes origines (français, luxembourgeois) surtout en soirée et les conducteurs se montrent parfois agressifs (insultes) lorsqu'ils sont observés par les riverains. Aucune autorisation pour l’exploitation d'une Installation de Stockage de Déchets Inertes n'est affichée.

Cette zone humide représente un espace essentiel puisque qu'elle est située à près de 50 mètres de la zone Natura 2000 luxembourgeoise. A proximité, on peut y observer des lézards des murailles. La zone représente un habitat idéal pour des amphibiens et nous avons entendu chanter de nombreux oiseaux lors de nos visites.

Empreinte Positive a transmis ces informations aux autorités compétentes : DREAL et ONEMA.


 

 
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