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La biodiversité en héritage

Micheville, terre de mémoire d’une intensive exploitation minière, est aujourd’hui un véritable berceau de biodiversité. L’homme en bouleversant le paysage pour l’exploitation du minerai de fer a façonné une mosaïque d’habitats naturels colonisés au fil du temps, après l’arrêt des activités sidérurgiques, par une nature pionnière.

La friche industrielle et les anciennes mines de fer à ciel ouvert de Micheville et des environs, ainsi que la vallée du ruisseau Beler (entre Russange et Rédange) constituent un patrimoine naturel et paysager remarquable abritant de nombreuses espèces protégées ou à haute valeur patrimoniale (par exemple : Grand rhinolophe, Grand murin, Damier de la Succise, Triton crêté, Pélodyte ponctué, Crapaud calamite, Alyte accoucheur, Ophioglosse vulgaire, Ophrys abeille…).

Les réseaux de mares, prairies humides, taillis arborescents, fronts de taille, éboulis thermophiles, prairies sèches calcaires à orchidées remarquables, mines souterraines sont connectés biologiquement aux zones Natura 2000 frontalières luxembourgeoises, permettant un échange des populations sauvages de part et d’autre de la frontière (corridor écologique transfrontalier).

Au cœur du bassin de vie de la communauté de communes du Pays haut val d’Alzette, cette exceptionnelle richesse naturelle et paysagère est un atout pour le territoire, et sa pérennité doit être assurée par des mesures de gestion et de conservation fortes.

 

Retrouvez dans cette rubrique
toutes les actualités relatives à la biodiversité
sur le territoire du Pays haut val d'Alzette

 




Les amphibiens font les frais de l'immobilisme des pouvoirs publics

Vendredi, 16 Mars 2012 11:27
 

Depuis près de trois ans, l'association se bat pour faire respecter la biodiversité exceptionnelle du corridor écologique situé sur Micheville. Malheureusement, et malgré quelques promesses, la situation ne cesse de se détériorer...

Ainsi, depuis le début de la période de reproduction/migration des amphibiens 2012, nous avons observé de nombreux passages de motos et de quads dans la mare située sous le front de taille de l’ancienne carrière de Micheville. Nous avons pu constater la destruction de tritons palmés par écrasement (dont une femelle remplie d'œufs).

Tritons palmés morts vraisemblablement à la suite du passage répété d'engins motorisés

dans cette zone humide exceptionnelle située sur Micheville

 

De plus, le 15 mars 2012, des membres d'Empreinte Positive ont constaté une éventuelle pollution de la mare : des tritons ont été retrouvés morts et ne présentent aucunes marques d'écrasement, ce qui laisse supposer que cette destruction résulterait d'une possible pollution du milieu. Cette mare est l’unique site de reproduction connu du Triton crêté (35 individus répertoriés en 2011) dans le secteur et accueille la reproduction d’au moins huit espèces d’amphibiens dont les rares Pélodyte ponctué, Crapaud calamite et Alyte accoucheur.

Aujourd'hui, et pour la énième fois, nous avons adressé un courrier à l'autorité préfectorale et à l'EPFL, gestionnaire du site, pour leur demander instamment de prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver ce milieu de la dégradation volontaire orchestrée par quelques pilotes irréfléchis. Nous ne manquerons évidemment pas de vous tenir régulièrement informés de la situation.


 

Les crassiers, des zones refuges pour des espèces menacées

Lundi, 30 Mai 2011 12:29

Cet article rédigé par Mike Ulmerich et Gilles Biver a été publié dans le journal officiel “Regulus” (juin 2011) de l'association de protection de la nature Natur an Emwelt - Letzebuerger Natur - an Vulleschutzliga (LNVL).

Le crassier d’Ehlerange, situé au nord-est d’Esch/Alzette, sur le territoire de la commune de Sanem, est un bon exemple de zone refuge pour des espèces menacées. Différentes visites des lieux au cours des derniers mois ont révélé une multitude d’espèces menacées et/ ou protégées.

Personne n’y avait soupçonné une telle diversité. D’ailleurs au cours des années 1960-70 les riverains appréhendaient l’ensevelissement d’Ehlerange par les gravats du crassier… Bien sûr, il en fût tout autrement. Lentement les berges du crassier diminuaient : les gravats étaient utilisés entre autres pour les constructions de voies ferrées et routières. Dans certaines parties du crassier, le calme s’est installé entretemps, suivi d’une panoplie d’espèces pionnières qui ont su profiter des différents habitats en développement : mares, roselières, friches…

Ainsi l’ornithologue se réjouit de pouvoir observer le Traquet tarier en période de migration, mais également en période de nidification. Le crassier d’Ehlerange, ainsi que le crassier du Wawerbësch près de Differdange, sont les deux uniques sites de reproduction de l’espèce encore connus au Luxembourg. Le Traquet tarier figure sur la liste rouge des oiseaux nicheurs.

D’autres espèces rares figurant sur la liste rouge sont également présentes :
- Le Petit Gravelot qui niche à-même le sol et élève habituellement 4 poussins. Plusieurs couples ont été dénombrés à Ehlerange.
- La Bergeronnette printanière, qui préfère habituellement des prairies est bien représentée au crassier et ssemble s’y plaire.
- La Rousserolle effarvatte a été contactée dans les roselières du crassier. Pas moins de 8 mâles chanteurs défendaient leur territoire contre d’autres congénères mâles, tout en attirant une femelle.

Mais le highlight du crassier d’Ehlerange est sans doute le Crapaud calamite. Cet amphibien aux cris caractéristiques a été trouvé cette année pour la première fois dans ces lieux. Il s’agit du troisième site de reproduction pour le Luxembourg actuellement connu! Le Crapaud calamite fait l’objet d’un Plan d’Action Espèce national.


Malheureusement, le calme sur ce site n’est qu’apparemment provisoire: le crassier d’Ehlerange figure sur la liste nationale des sites prioritaires pour le développement économique. Espérons qu’un compromis pourra être trouvé pour conserver le crassier d’Ehlerange, en partie dans l’état actuel, pour accueillir davantage d’espèces rares et pour garantir un refuge aux espèces menacées déjà présentes.


Un réseau transfrontalier, accueillant des espèces menacées

La question de la provenance du Crapaud calamite sur le crassier d’Ehlerange se pose évidemment. La colonisation de cette espèce pionnière se fait souvent par la migration de jeunes individus provenant de sites ayant une population prospère.

Les deux autres sites de reproduction luxembourgeois connus sont trop éloignés pour ce phénomène. Par contre, à 3 kilomètres de ce site, du côté français, plusieurs sites riches en Crapaud calamite sont connus.

Le crassier de Russange et la friche de l’ancienne mine de fer à ciel ouvert de Micheville présentent des populations stables du Crapaud calamite, mais également de l’Alyte accoucheur (absent au Sud du Luxembourg) et du Pélodyte ponctué (non repéré au Luxembourg)… Et ceci à quelques centaines de mètres de la frontière luxembourgeoise, notamment de ses zones Natura 2000!

Hélas, sur le crassier de Russange depuis deux ans les mares sont systématiquement ensevelies malgré une stricte interdiction des autorités compétentes. Le futur contournement Belval/Audun-le-tiche/Tiercelet menace non seulement ces biotopes de reproduction protégés (selon les directives européennes respectives) mais également la migration vers d’autres sites par un isolement génétique.


Si la collaboration entre l’Etat luxembourgeois et français, au niveau économique, semble avancer à grand pas, il en est, malheureusement, pas de même concernant la protection de l’environnement.

Le Damier de la succise, l’Alouette lulu et le Petit Gravelot pour ne citer que trois des plus de 70 espèces protégées et présentes sur ces sites français, sont susceptibles d’entretenir des liens avec les populations luxembourgeoises. Un véritable réseau transfrontalier, accueillant des espèces menacées s’est installé : les crassiers d’Ehlerange, de Russange et de Mondercange, et les friches des anciennes mines de fer à ciel ouvert de Micheville et de la région de la Minette luxembourgeoise.


La disparition des populations françaises risque d’avoir un impact sur celles au sud du Grand-Duché. Malheureusement, pour l’instant, ceci n’est pris en compte dans aucune étude concernant l’incidence des travaux sur les zones Natura 2000 luxembourgeoises!

Il semble donc très important qu’une collaboration transfrontalière des associations de protection de la nature et des administrations compétentes se mette en route. Tout comme les enjeux économiques, ceux de l’environnement ne devraient pas connaître de frontières.

 

 

 

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Le dernier Coâc... Couac ? (crassier de Russange)

Vendredi, 22 avril 2011 16 :45

 
Pélodytes ponctués, Crapauds calamites, Alytes accoucheurs et d'autres espèces d’amphibiens protégés au niveau communautaire, ont été les malheureuses victimes d'un remblaiement de mare réalisé en dépit de la réglementation et des engagements des acteurs locaux en faveur du développement durable.
Découvrez cette courte vidéo intitulée "Le dernier Coâc... Couac ?" enregistrée le 2 avril 2011, lors d'une sortie d'inventaire naturaliste, au niveau de la plus grande mare du crassier de Russange, deux jours avant son ensevelissement partiel. Les travaux situés sur la zone humide ont été interrompus le lundi 4 avril après l'intervention d'un membre de l'association Empreinte Positive.

Pour plus d'information, cliquez ici.

 

Pour visualiser la vidéo sur le site Dailymotion, cliquez ici

Mise à jour du 11 mai 2011 : un reportage de France 3 Lorraine, consacré aux impacts environnementaux des futurs aménagements
liés au projet de liaison routière Belval - Tiercelet, montre quelques images du crassier et rappelle les faits...

 

Pour visualiser la vidéo sur le site Dailymotion, cliquez ici

 

Note: Ne manquez pas l'article publié dans le journal official “Regulus” (tirage env. 14.000 exemplaires) de la Letzebuerger Natur- an Vulleschutzliga (LNVL) et disponible ici.
 


Crassier de Russange : funeste printemps pour la nature

Mardi, 5 avril 2011 22 :44

Destruction d’espèces animales protégées, enfouissement des zones humides où évoluent ces espèces… Voilà comment on conduit le chantier de remblaiement du crassier à Russange !

En dehors de toutes les prescriptions réglementaires d’usage en matière de protection de la nature, Pélodytes ponctués, Crapauds calamites, Alytes accoucheurs, et autres espèces d’amphibiens protégés au niveau communautaire, figurent parmi les victimes peu ordinaires d’acteurs locaux peu scrupuleux.

Réalisés en pleine période de reproduction des amphibiens, ces travaux de remblaiement, sur la zone humide remarquable du crassier de Russange (dont les services de l’État et les acteurs locaux connaissent la richesse patrimoniale*), correspondent à une perte brute en termes de biodiversité : des amphibiens ont été enterrés vivants et leur habitat a été détruit en quasi totalité. Par ailleurs, plusieurs Alouettes lulu qui avaient été observées sur le site la veille des travaux ont été dérangées en pleine période de nidification.

Cet aménagement n’a pas fait l’objet d’une délivrance de dérogation de destruction d’espèces protégées et aucune mesure de compensation d’impacts n’a été instaurée (par exemple : déplacement des populations d'amphibiens dans une autre mare à proximité, mais non impactée par les travaux de remblaiement).

Pour comprendre les conséquences de ces travaux sur la biodiversité locale, il faut savoir que la cohabitation des trois espèces de crapauds (Pélodytes ponctués, Crapauds calamites, Alytes accoucheurs) présentes dans ces mares de Russange n’existe pas dans un rayon de plus de 80 km. Ce site est donc non seulement exceptionnel d'un point de vue patrimonial, mais il représente un réservoir génétique dont l'existence constitue à lui seul une assurance pour la pérennité de ces espèces.

 

Nous nous inquiétons de la poursuite des travaux et du possible comblement d’une petite partie épargnée d’une mare, où se sont réfugiés de nombreux amphibiens que l’on peut entendre chanter malgré le ballet incessant des camions. Pour cette infraction caractérisée, l’association Empreinte Positive a saisi les services de police de la nature et de l'eau.

Cette triste histoire n'est pas la première du genre. Pour rappel, deux infractions similaires avaient déjà été dénoncées par Empreinte Positive il y a 1 an environ (forages destructifs et ensevelissement de mares). Sans l'intervention de l'association, les dégats occasionnés auraient été pires et les infractions se seraient certainement poursuivies au mépris de la loi et de la biodiversité locale.

Ces travaux outrageusement irrespectueux des lois et de la biodiversité sont inquiétants au regard des nombreuses promesses faites sur le territoire par les acteurs locaux en matière de développement durable. Au-delà des belles déclarations d'intention, on peut constater que les acteurs locaux n’ont pas intégré cette nouvelle nature d’obligations oubliant de porter sur le territoire une vision globale des impacts cumulés des futurs aménagements. Le label EcoCité semble correspondre davantage à de l’opportunisme pour des acteurs locaux dépassés par les enjeux liés aux nouveaux modèles urbains et à leur gestion associée de l’environnement.

Si cette récidive d'ensevelissement de mares dénoncée dans le présent article n'est pas unanimement condamnée par les acteurs locaux, quelle crédibilité peut-on leur accorder sur la gestion écologique et durable de notre territoire ?

 

* Les espèces et habitats protégés ont été recensés dans le cadre des inventaires complémentaires Faune-Flore relatifs à la liaison routière Belval/A30 qui ont été réalisés en 2010 pour permettre la mise en œuvre de mesures de suppression/réduction/compensation d’impacts de la future infrastructure sur le milieu naturel. Les services de l'Etat (DREAL) ont également organisé des réunions d'information à destination des élus locaux pour les sensibiliser à la grande richesse naturelle du secteur. 

 

 

 


 

10 espèces de chauves-souris répertoriées sur Micheville

Mardi, 29 Mars 2011 13:18

L’année 2011-2012 a été déclarée « Année internationale de la Chauve-souris » par le PNUE (Programme des Nations unies pour l’Environnement) afin de mettre en lumière les qualités de ce petit mammifère qui représente un maillon essentiel dans l’équilibre des écosystèmes.

Les chiroptères sont très utiles pour l'homme et la nature. Ces animaux permettent de stabiliser les populations de nombreux insectes considérés comme nuisibles pour les cultures humaines, de maintenir l’équilibre des forêts de la planète en participant à la pollinisation ou à la dissémination des graines.

Or, malgré les efforts de conservation, la plupart des espèces chauve-souris sont menacées et leurs populations, à l'échelle mondiale, ont diminué de façon alarmante. La perte d'habitat, la déforestation, les perturbations liées aux activités humaines proches des sites d'hibernation, l'urbanisation croissante, la pollution atmosphérique, sonore et lumineuse,  les parcs d’éoliennes,  autant d’éléments qui ont pu participer à la fragilisation de l’espèce. Avec un seul jeune par femelle et par an, les populations sont vulnérables. Les 35 espèces de chauves-souris présentes en France et leurs habitats sont intégralement protégés par l'arrêté ministériel du 23 avril 2007 relatif à la protection des mammifères selon l'article L.411-1 du Code de l'environnement. 19 espèces sont classées dans la liste rouge de la faune menacée de France et 13 espèces sont présentes sur la liste rouge mondiale.

 Plus localement, notamment sur Micheville, ancien site minier devenu un poumon vert, l'association Empreinte Positive a collaboré avec la CPEPESC Lorraine (Commission de protection des eaux, du patrimoine, de l’environnement, du sous-sol et des chiroptères) pour recenser les espèces de chauves-souris. Micheville et ses alentours offrent toutes les qualités requises pour accueillir des chiroptères : réseaux de souterrains ouverts sur la friche, prairies sèches, forêts, anciennes fondations d'usines, galeries techniques, galeries de mines souterraines et anciens murs tels que le mur d'Aubrives représentent des habitats et des lieux de chasse ou de reproduction appropriés pour les chauves-souris.

Une première prospection à la fin de l’été 2010 avait révélé pas moins de 7 espèces dont le Grand murin (Myotis myotis) puis une deuxième observation hivernale est venue ajouter 2 nouvelles espèces à cette liste dont le spectaculaire Grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), le plus grand des rhinolophes européens. À cet inventaire une autre espèce non répertoriée précédemment a également été relevée sur ce site en 2010 lors des études complémentaires faune/flore réalisées dans le cadre du projet de liaison routière A30/Belval. Ces 10 espèces de chauves-souris bénéficient d'un statut de protection communautaire.

Les 2 sites Natura 2000 luxembourgeois qui entourent le secteur de Micheville hébergent elles aussi des chauves-souris : la zone Natura 2000 d’Esch-sur-Alzette sud-est « Anciennes mines/Ellergronn » comptabilise 7 espèces, et la zone Natura 2000 de Differdange-est « Prenzebierg/Anciennes mines et carrières » en inventorie 10.

Listes des espèces répertoriées sur Micheville :

Grand murin (Myotis myotis)

Vespertilion à oreilles échancrées (Myotis emarginatus)

Vespertilion de Natterer (Myotis nattereri)

Vespertilion de Daubenton (Myotis daubentonii)

Sérotine commune (Eptesicus serotinus)

Oreillard roux (Plecotus auritus)

Pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus)

Grand rhinolophe  (Rhinolophus ferrumequinum)

Vespertilion à moustaches (Myotis mystacinus) ou Vespertilion de Brandt (Myotis brandti)

Noctule de Leisler (Nyctalus leisleri)

 

 
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